Etudier ou dormir, il faut choisir

logo redimensionné

Qui n’a jamais rêvé d’un jour de pause supplémentaire entre le dimanche et le lundi, ou de quelques heures de sommeil en plus chaque matin?

Chipper, l’appli qui va vous sortir du lit

Se lever relève pour certains d’une véritable épreuve.
Un réveil, deux réveils, 5 petites minutes de plus, un coup de touche snooze et vous voilà passé du côté obscure de la force, bien au chaud sous votre couette, et accessoirement en retard en cours.

Bien placé pour connaître le problème, des étudiants de la California Polytechnic State University ont concocté LA solution radicale: des capteurs implantés sous votre matelas se déclenchent à l’heure où vous devez vous lever, et se mettent à hurler jusqu’à ce que cela soit chose faite.

Si l’application n’en est pour l’heure qu’au stade de l’expérimentation, l’université a mis en place un site incitant les potentiels intéressés à contribuer financièrement à cette invention, somme toute fort utile.

La dette de sommeil

Se pencher sur des solutions, c’est bien, mais prendre en considération les causes, c’est encore mieux.
Associer « paresse » et « difficulté à s’extraire du lit » pourrait être tentant, et pourtant, il n’en est rien.
La principale raison de ce traumatisme matinal serait due à la masse quotidienne de travail que doivent réaliser les élèves.
Une étudiante confie, lors d’une enquête de santé menée par l’organisme de sécurité sociale étudiante (Smerep), que «les journées sont trop courtes pour tout faire, alors il n’est pas rare que je me penche sur mes cours jusqu’à tard dans la nuit»

En période d’examens, il est effectivement fréquent que les étudiants aient recourt à la fameuse nuit blanche.
Difficultés d’organisation me direz-vous? Pas nécessairement.
Certaines formations mettent les élèves en situation de production constante, si bien qu’il devient difficile de prendre de l’avance sur les travaux à venir, ceux à effectuer pour le lendemain s’avérant d’ores et déjà fort nombreux.

Si vous ajoutez à cela un emploi en parallèle des études, pour financer ces dernières ou subvenir aux besoins primaires, vous obtiendrez certainement un étudiant traumatisé du réveil, quémandant tant bien que mal quelques minutes de sommeil supplémentaires.

Avec la pression scolaire et la découverte des joies de la liberté, il n’est également pas rare que les sorties entre amis pointent le bout de leur nez dans ce programme déjà bien chargé.
Un temps pour souffler nécessaire, venant néanmoins noircir des cernes déjà présentes, sous les yeux fatigués des apprenants.

Des conséquences notables

Comme vous le savez peut-être, le sommeil fonctionne par phases d’environ 90 minutes chacune.
Le cycle comporte donc trois stades : le sommeil lent ou sommeil léger, le sommeil à ondes lentes ou sommeil profond et le sommeil paradoxal ou sommeil des rêves.

Pour le Professeur Paquereau, président de l’Institut national du Sommeil « la durée de sommeil est variable selon les individus. Le tout est de trouver la durée qui correspond le mieux à vos besoins ». Et en moyenne, vos besoins varient entre 7 et 9 heures par nuit.

Or, si l’on en croit l’étude de la Smerep, 3 étudiants sur 4 dormiraient moins de 8h par nuit, soit moins que la durée considérée comme minimale pour rester en forme.
16% consacreraient même moins de 6h par jour à dormir.

En définitive, ce ne sont pas moins de 74% d’étudiants qui seraient en situation de carences de sommeil.
Plus qu’un comportement banal, la privation de sommeil demeure un vrai problème de santé.

Difficultés de concentration, somnolences, impact sur les résultats scolaires, troubles de l’humeur, bouleversements de l’équilibre psychologique avec une augmentation des fréquences d’épisodes dépressifs ou anxieux, augmentation des risques d’hypertension et d’obésité, bref la liste est longue.

Une attitude contre-productive donc, puisqu’à trop vouloir boucler vos dossiers tard le soir, vous vous handicapez pour le lendemain et perdez en efficacité sur le long terme!
Un rythme vous faisant accumuler du retard de sommeil dans l’espoir d’être dans les temps n’est à la longue pas tenable, et ne vous fera pas produire de rendus à la hauteur de vos compétences.

Sommeil: le sujet de toutes les attentions

Afin de sensibiliser les étudiants à l’importance du sommeil, l’Espace Santé Étudiant de Bordeaux a réalisé une exposition en mars 2015, mettant en scène un jeune dans sa chambre, entouré de facteurs susceptibles de nuire à la qualité de son repos: désordre, écrans, caféine, tabac etc…

A vocation itinérante, ce cube de plexiglas de 9m2 était un prétexte à la discussion, l’objectif étant de montrer que les pratiques considérées comme banales peuvent engager la santé des étudiants, et qu’il est fondamental de les changer.
Plusieurs brochures informatives ont ainsi pu être diffusées à cette occasion.

Changer oui, mais comment?!

Pas toujours facile de mettre au placard les mauvaises habitudes, surtout lorsque l’on connaît les attentes et obligations pesant sur les épaules des étudiants.
L’élément à garder en tête est l’horloge biologique.
Grosso modo, notre mode de fonctionnement interne est calqué sur celui d’une horloge: nous devons donc habituer notre organisme à se coucher et se lever à peu près aux mêmes heures afin d’éviter le dérèglement.

L’heure du lever demeure la plus importante.
Aussi, si vous prévoyiez de vous déhanchez ce soir sur le dancefloor, et ce jusqu’au bout de la nuit, oubliez le levé à 3 heures de l’après-midi demain.
Votre corps va être perturbé et consommer du sommeil dont il n’a pas besoin. Il faut savoir que deux nuits seulement suffisent à envoyer valser votre horloge interne!
Néanmoins vous pouvez vous autorisez des siestes de 10 minutes maximum, au-delà votre corps entre dans une phase de sommeil profond, qui vous ferait plus de mal que de bien.

Enfin, pour que des initiatives et des actions visant à améliorer vos conditions de vie voient le jour, n’hésitez pas à prendre part à l’étude I-Share!
Cette recherche publique d’envergure menée sur la santé des étudiants vous permet de témoigner sur de nombreux aspects tels que le stress, l’alimentation, ou encore le sommeil.
Les données confidentielles permettront de mieux cerner les habitudes de vie des étudiants, ainsi que les éventuelles problématiques qui en découlent pour mettre en place, à terme, des solutions!

Lison Herledan pour jaiouiedire

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s