Babytwit, twitter à hauteur d’enfants

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L’essor des réseaux sociaux a fait émerger avec lui de nouvelles pratiques, notamment dans le domaine éducatif.
Si les usages du numérique à l’école sont multiples, certains enseignants restent encore réfractaires à l’idée d’adopter ces outils de communication au sein des salles de classe, pour des raisons bien précises.

Où vont les données mises en ligne? L’accès à ces contenus est-il strictement réservé aux membres? Comment modérer les échanges au sein du réseau?

Autrement dit, n’est-ce pas mettre l’élève en danger que de l’exposer dès son plus jeune âge aux géants Facebook ou Twitter?  Ne contribue-t-on pas au fichage de nos chers têtes blondes en les laissant gambader librement dans la jungle des posts, statuts et autres tweets qui peuplent nos contrées virtuelles?

S’il n’y a pas de réponse tranchée à ces questions, mon avis serait simplement de dire que OUI, il peut y avoir de mauvaises utilisations des réseaux sociaux – comme cela peut être le cas de n’importe quel outil dont on détourne l’usage – et OUI, nous ne contrôlons pas totalement les données que nous diffusons.
Et c’est précisément pour CES raisons qu’il faut éduquer au numérique, car que nous le voulions ou non, les enfants seront amenés à utiliser les réseaux tôt ou tard.

Éduquer plutôt qu’interdire

Babytwit est visiblement plutôt de mon côté.
Qu’entends-je? Ce doux nom ne vous évoque rien de familier?
Vous qui fuyez le réseau social comme la peste, je vous propose tout de suite une petite équation bien parlante.

Communication entre élèves + Maîtrise des données + Interface évolutive = Babytwit!
En somme, il s’agit d’un Twitter pour les 3-13 ans, porté par un internet libre, éthique et responsable.

Il semblerait que vos prières aient été entendues puisque ce tout jeune réseau né en 2012, porté par RyXéo et l’association Abuledu-fr.org, est hébergé en France sur le serveur de l’association, garanti sans publicités intempestives.
Le must, j’vous dis.

L’antichambre des réseaux sociaux

L’objectif de Babytwit est de responsabiliser des jeunes, en leur permettant d’acquérir une pratique réfléchie et avertie des réseaux.
À la manière d’un champion qu’on entraînerait avant son premier match, les élèves se forment à la communication numérique, avant de passer dans la cour des grands.
Mais les bienfaits ne s’arrêtent pas là puisque, plus qu’un excellent coach numérique, le réseau est surtout une formidable plate-forme collaborative avec de nombreuses applications pédagogiques en lien direct avec les programmes scolaires.

User de Babytwit n’a donc rien d’une pratique fantaisiste, ou, comme certains pourraient le penser, d’une petite lubie 2.0.
Rappelons qu’inclure les médias dans les programmes n’est pas superflu mais essentiel, à l’heure où les futurs recruteurs attendent des jeunes qu’ils maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies.
Et attention, si les jeunes sont certes tombés dans la « marmite web » très tôt, ils n’en maîtrisent pas pour autant les usages. Un coup de main de l’école n’est donc, croyez moi, pas de trop.

Communauté de faiseurs

Ne vous habituez tout de même pas trop à son petit nom car il est sur le point de changer.
Jugé trop infantilisant par les élèves eux-mêmes, le prochain patronyme va être soumis au vote, comme bien d’autres éléments de la plate-forme, car c’est là son intérêt, elle n’est pas figée et s’adapte aux besoins et envies de ses utilisateurs.

Comme l’explique Céline Souleille, professeur à l’école Curie de Floirac (33),

« l’interface évolue avec les enfants, on peut modifier ce qu’on veut, c’est eux qui porte le projet »

Les jeunes travaillent sur la plate-forme mais aussi, vous l’aurez bien compris, avec celle-ci.
Le système étant à mi-chemin entre Twitter et un blog – micro blog pour les intimes – les caractères ne sont pas nécessairement limités, offrant ainsi des possibilités d’écriture intéressantes.
Sur le même principe que les comités de rédactions, Madame Souleille réunit ainsi plusieurs fois par semaine ses élèves afin de connaître les thématiques à traiter, et s’étonne toujours à quel point le fait d’être publié et lu démultiplie les capacités des apprenants, notamment concernant l’orthographe et la rédaction.

Cet outil de communication a permis aux élèves d’améliorer leurs compétences, en coopérant également avec les autres, soit près de 250 classes inscrites, principalement en France et au Québec.

« Pour la rédaction d’une pièce de théâtre nous cherchons des synonymes de « dire »  » 
« Nous souhaitons cartographier les spécialités régionales françaises, quelles sont les vôtres? Aidez-nous! »

Des échanges à foison sur des thématiques diverses, qui permettent d’accentuer et d’étendre encore davantage, l’entre-aide qui existait déjà dans les classes.
Si cette expérience enrichissante vous tente, il vous suffit de créer un compte, de laisser libre cours à votre imagination, et surtout d’être à l’écoute de celle de vos élèves!

Lison Herledan pour jaiouiedire

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2 réflexions sur “Babytwit, twitter à hauteur d’enfants

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