Quand je serai grande…

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Que les filles veuillent être danseuse, infirmière ou maitresse n’est pas un problème. Qu’elles pensent ne pouvoir exercer QUE ces professions est autre chose. Marie et Amandine, étudiantes à LISAA graphisme de Paris lancent une application pour changer les choses. Elles racontent…

Naissance du projet

« Un beau jour on tombe par hasard sur un guide des métiers « pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses », les incitant à découvrir de nouvelles professions. L’ouvrage étant plutôt adressé aux ados, on se dit que le concept pourrait être adapté aux enfants, et quelques semaines plus tard on en fait notre projet de fin d’études. C’est rare qu’on parle des femmes astronautes ou archéologues qui ont marqué l’Histoire. Quand on voit qu’il n’y a que 3 femmes inhumées au Panthéon contre 72 hommes, on a le sentiment d’être invisibles. Alors qu’après quelques recherches sur internet et en bibliothèque on réalise que les femmes inspirantes font foison. Dur de n’en choisir que quelques-unes… Surtout que nous voulons qu’elles incarnent différentes époques, origines, professions. Pour ne pas se fixer d’objectifs démesurés on part sur l’histoire de deux d’entre elles. »

équipe

Le principe

« Pendant 4 mois, nous avons écrit deux histoires, illustrées de A à Z. La première raconte la vie d’O-El Hokusai qui peignait à 4 mains avec son père du même nom, dans le secret le plus total. Certaines estampes japonaises célèbres ont été réalisées de ses mains, pourtant on ne sait presque rien d’elle car à l’époque ce genre d’activité était mal vue pour une femme… Tout comme  Hagnodikè, protagoniste de notre deuxième histoire, qui, révoltée par la mauvaise prise en charge gynécologique des femmes, a dû se travestir en homme pour devenir médecin.

Plutôt que de raconter ces histoires comme dans un livre, nous avons voulu que l’enfant interagisse, d’où le choix de la tablette comme support. Quand Hagnodikè part suivre sa formation à l’autre bout de la Méditerranée, c’est l’enfant qui fait avancer son bateau en soufflant dans le micro. Même chose quand elle prend l’apparence d’un homme, un ciseau apparait et c’est à lui de couper les cheveux de la jeune femme. Il peut donc parfaitement être seul pour lire l’histoire, adaptée à des 6-10 ans. »

La suite

« Pour le moment notre projet n’est pas commercialisé car quelques modifications sont à faire. Nous aimerions par exemple ajouter un module « je lis accompagné de quelqu’un » qui enrichirait la lecture en dates clefs, explication de mots complexes et nouvelles interactions. Et puis, on veut aussi plus de retours des enfants ! D’autres tests sont prévus pour savoir ce qui leur plait, ce qui leur plait moins…Une fois qu’on aura réussi tout ça, on se lancera dans d’autres portraits. On en a plus d’une centaine en stock ! Si tout se passe bien on espère que l’appli sera dispo pour janvier 2017, mais pour y parvenir il va nous falloir des financements. C’est un gros investissement car on bosse sur le projet pendant notre temps perso, mais dire aux filles et aux garçons qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ça vaut le coup non ? »

 

Assurément ! On suit ça de près sur le compte Twitter @quandjeserai. D’ici là retrouvez-les au festival « I love Transmédia » du 29 septembre au 2 octobre 2016 à la Gaité Lyrique de Paris.

Lison Herledan pour jaiouiedire

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