L’actu

viensvoirmontaf, stages certifiés sans pistons

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« Comme on est petits, on nous dit qu’on n’a pas la maturité. J’ai déjà essayé de trouver des stages mais on m’a recalée à chaque fois » Tasnim 14 ans.

À 15 ans, on rêve parfois d’être journaliste, pompier, danseur. Mais on finit souvent par passer son stage de 3ème au Carrefour ou à la boulangerie du coin, quand on n’est pas «fils ou fille de ». Pour ceux qui veulent avoir ces expériences c’est cool, pour les autres, beaucoup moins.

Mélanie Taravant est consciente du problème. « Ce stage, tout le monde doit le faire, mais tout le monde ne le fera pas à l’endroit où il le souhaite car on ne grandit pas dans le même milieu. C’est une des premières grandes injustices qu’on connaît à l’école et ce n’est pas très engageant quant à l’avenir professionnel ».

viensvoirmontaff

Accompagnée de deux autres fondateurs, cette journaliste de France 5 décide de prendre le problème à bras le corps, et créée en octobre 2015 l’association « Viensvoirmontaf ».

« De par ma profession, je connais beaucoup de monde. J’ai décidé de mettre ce réseau à disposition de ceux qui n’en ont pas, en l’occurrence les jeunes vivant en ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire). 2 jeunes sur 3 sont enfants de parents inactifs ou ouvriers qui parlent parfois peu français et n’ont pas cette « culture de réseau ». »

Le principe du projet est simple : permettre aux collégiens et aux entreprises de secteurs variés d’entrer en contact par le biais d’un site internet. Plus de 120 structures volontaires ont déjà rempli leur profil, prêtes à accueillir un stagiaire.

Et l’expérience s’avère aussi positive pour l’un que pour l’autre. « Je me souviens de cette journaliste politique, arrivée à un point de sa carrière où elle se sentait complètement démotivée. Voir un jeune s’émerveiller des rencontres qu’elle faisait, des lieux où elle se rendait lui a fait prendre conscience que de sa chance d’être à ce poste. »

Sami, 14 ans, voulait quant à lui « être footballeur sinon rien », avant de réaliser qu’il aimait aussi écrire, parler… Son stage à la rédaction de Europe 1 a changé sa trajectoire puisqu’à la place d’une filière professionnelle choisie au hasard, il s’est redirigé vers une seconde générale avec l’objectif d’intégrer plus tard une école de journalisme.

Ces expériences, bien que courtes, permettent aussi de confronter la vision fantasmée d’un métier et la réalité du terrain. Une pierre non négligeable apportée à l’édifice de l’orientation, d’autant que l’équipe accompagne autant que possible les jeunes.

« À J-1 nous leur rappelons qu’ils ont stage le lendemain, à J+1 on vérifie que tout aille bien. Nous ne sommes pas là pour remplacer les professeurs ou les conseillers d’orientation, mais pour contribuer au système. »

Et ça marche. Basée sur Paris, l’asso compte se développer dans l’ensemble des villes de France !

Lison Herledan pour jaiouiedire

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Quand je serai grande…

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Que les filles veuillent être danseuse, infirmière ou maitresse n’est pas un problème. Qu’elles pensent ne pouvoir exercer QUE ces professions est autre chose. Marie et Amandine, étudiantes à LISAA graphisme de Paris lancent une application pour changer les choses. Elles racontent…

Naissance du projet

« Un beau jour on tombe par hasard sur un guide des métiers « pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses », les incitant à découvrir de nouvelles professions. L’ouvrage étant plutôt adressé aux ados, on se dit que le concept pourrait être adapté aux enfants, et quelques semaines plus tard on en fait notre projet de fin d’études. C’est rare qu’on parle des femmes astronautes ou archéologues qui ont marqué l’Histoire. Quand on voit qu’il n’y a que 3 femmes inhumées au Panthéon contre 72 hommes, on a le sentiment d’être invisibles. Alors qu’après quelques recherches sur internet et en bibliothèque on réalise que les femmes inspirantes font foison. Dur de n’en choisir que quelques-unes… Surtout que nous voulons qu’elles incarnent différentes époques, origines, professions. Pour ne pas se fixer d’objectifs démesurés on part sur l’histoire de deux d’entre elles. »

équipe

Le principe

« Pendant 4 mois, nous avons écrit deux histoires, illustrées de A à Z. La première raconte la vie d’O-El Hokusai qui peignait à 4 mains avec son père du même nom, dans le secret le plus total. Certaines estampes japonaises célèbres ont été réalisées de ses mains, pourtant on ne sait presque rien d’elle car à l’époque ce genre d’activité était mal vue pour une femme… Tout comme  Hagnodikè, protagoniste de notre deuxième histoire, qui, révoltée par la mauvaise prise en charge gynécologique des femmes, a dû se travestir en homme pour devenir médecin.

Plutôt que de raconter ces histoires comme dans un livre, nous avons voulu que l’enfant interagisse, d’où le choix de la tablette comme support. Quand Hagnodikè part suivre sa formation à l’autre bout de la Méditerranée, c’est l’enfant qui fait avancer son bateau en soufflant dans le micro. Même chose quand elle prend l’apparence d’un homme, un ciseau apparait et c’est à lui de couper les cheveux de la jeune femme. Il peut donc parfaitement être seul pour lire l’histoire, adaptée à des 6-10 ans. »

La suite

« Pour le moment notre projet n’est pas commercialisé car quelques modifications sont à faire. Nous aimerions par exemple ajouter un module « je lis accompagné de quelqu’un » qui enrichirait la lecture en dates clefs, explication de mots complexes et nouvelles interactions. Et puis, on veut aussi plus de retours des enfants ! D’autres tests sont prévus pour savoir ce qui leur plait, ce qui leur plait moins…Une fois qu’on aura réussi tout ça, on se lancera dans d’autres portraits. On en a plus d’une centaine en stock ! Si tout se passe bien on espère que l’appli sera dispo pour janvier 2017, mais pour y parvenir il va nous falloir des financements. C’est un gros investissement car on bosse sur le projet pendant notre temps perso, mais dire aux filles et aux garçons qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ça vaut le coup non ? »

 

Assurément ! On suit ça de près sur le compte Twitter @quandjeserai. D’ici là retrouvez-les au festival « I love Transmédia » du 29 septembre au 2 octobre 2016 à la Gaité Lyrique de Paris.

Lison Herledan pour jaiouiedire

Tuto stop motion

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Tous les ans, Bayard Presse propose une journée de découverte sur tout un tas de choses fort sympathiques en lien avec la jeunesse.

Comme j’ai la chance de faire partie de la rédac’ de Phosphore pour quelques temps, je ne te cache pas que j’en ai profité pour fouiner à la recherche de pépites ludo-éducatives.

Et j’ai déniché des choses très chouettes dont je te parlerai prochainement…(#teasingdefou).

Histoire de te donner un avant goût, je voulais te parler rapido prompto d’une animation facilement réalisable avec des enfants/ados : la stop motion – ou images animées pour les moins bilingues d’entre nous.

Stop motion, mode d’emploi

Tu es en manque d’inspiration ? À court d’idée ou de matériel ? Mais tu veux proposer quelque chose d’intéressant aux jeunes ?

Un atelier sur la stop motion peut être une bonne idée. Pourquoi ? Cela peut te servir de support pour illustrer le principe même d’un dessin animé (à l’ancienne j’entends, pas avec les images de synthèses sinon ça marche pas des masses…) avec relativement peu de moyens. Certains youtubeurs utilisent également ce principe pour leurs vidéos.

Alors, j’imagine que plusieurs techniques existent, notamment avec des logiciels de montage offrant davantage de possibilités.
Tout le monde n’en étant cependant pas équipé, je ne parlerais que de la technique la plus simple que je connaisse. En gros la « stop motion pour les nuls ».

Tu aurais donc besoin de :

  • Un scénario de base, une idée d’histoire, de mise en scène…
  • Quelques accessoires,
  • Un bon appareil photo,
  • Une bonne luminosité,
  • Une connexion internet pour aller sur le site http://ezgif.com/

Étape 1

Définis avec les participants les gestes qu’ils vont effectuer. Un mouvement = une photo.
Pour créer par exemple l’illusion d’une course, prends d’abord une photo d’un jeune jambes fléchies, puis se redressant, puis une jambe en l’air fléchie, l’autre pied à terre et ainsi de suite. Selon la complexité de la scène ça peut donc prendre pas mal de temps…

Veille à ce que tes photos soient bien nettes.

Étape 2

etape 1

Rends toi le site internet ezgif.com puis sur « GIF Maker » et télécharge tes photos (onglet « téléchargement » puis « upload »)

 

etape 2
Attention, ceci est un exemple pour te montrer. Ces photos ne sont pas appropriées pour de la stop motion car le mouvement n’est pas décomposé. C’était pour voir si tu suivais.

Sélectionne la vitesse souhaitée dans « Delay Time ». Cela te permettra de faire bouger les images plus ou moins rapidement. Généralement 30 est plutôt bien (mais tu fais comme tu veux hein, je te jugerai pas !). À noter que tu peux varier les effets sous chaque photo puisque la vitesse est réglable individuellement. Et pour plus d’ambiance, ajoute de la musique. Clique ensuite sur « Animated »

Et voilà ! That’s it ! Comme celui là ne fait pas vraiment rêver, voici quelques exemples çà et

ezgif.com-gif-maker

Envoie moi les tiens !

Lison Herledan pour jaiouiedire

 

 

 

2015 en révision, merci à tous !

Voici le rapport annuel WordPress.com pour l’année 2015 de ce blog ! Merci à tous pour m’avoir lu, partagé, commenté et m’avoir donné envie de continuer !

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 2 100 fois en 2015. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 35 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Un court métrage, un souvenir douloureux.

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« Parce que ce sont des enfants on ne devrait pas prendre les attouchements au sérieux c’est ça ? » Quand le machisme s’immisce dans les cours de récrés…

Merci Monsieur Roulliat

Comme chaque jour ou à peu près, je surf sur internet, avec un but de départ très vite dissipé par un flot de grand n’importe quoi, dans lequel je me noie volontiers.

Une notification sur Facebook me sort de cet état de déperdition chronophage : un tagg d’une amie sous l’article « machisme ordinaire, un court métrage percutant sur l’injustice du sexisme »

Intriguée, je consacre alors deux minutes de mon temps au visionnage du travail de Fabrice Roulliat.
On peut y voir une jeune fille et un jeune garçon dans le bureau de la directrice, la jeune fille étant accusée d’avoir frappé son camarade de classe au visage.
Après quelques questions posées par la mère de la prétendue coupable afin de comprendre les agissements de sa fille, la petite, mal à l’aise, explique avoir subi plusieurs attouchements en classe de la part de son camarade.

Ses mains sur le genou, sur les cuisses, à plusieurs reprises, sans que le professeur ne sanctionne les gestes, ont poussé la fillette à réagir seule pour faire cesser ces violences.

Car oui, c’est bien de cela dont il s’agit; une fille n’est pas un terrain d’exploration qu’on peut expérimenter à sa guise, en se passant bien de son opinion sur le sujet.

film_roulliat

En visionnant ce court métrage, un souvenir m’est revenu, souvenir que mon esprit à certainement pris le soin d’enterrer au fond de ma mémoire, mais qui a marqué pendant plusieurs années mon passage en primaire.

J’étais en CE1, un nouveau était arrivé dans ma classe et s’était très rapidement affilié à un groupe d’éléments perturbateurs.
Mon père l’aimait bien, il lui faisait penser à lui lorsqu’il était jeune, alors par extension, je suppose que je l’aimais bien également.
Un jour, je ne me souviens plus pourquoi ni comment c’est arrivé, le groupe de 3 a commencé à me menacer de me faire des « trucs » à la récréation.

J’étais totalement terrorisée à l’approche du retentissement de la sonnerie, à l’idée de me retrouver seule avec eux.
Alors j’essayais de me faire oublier, ou de leur parler d’autre chose pour qu’ils n’y pensent plus.
Parfois ça marchait, parfois non.

J’ai souvenir d’une fois particulièrement où je jouais tranquillement et je les ai vu arriver vers moi.
Ils m’ont tenu à deux pendant qu’un troisième me touchait au niveau du sexe en frottant sa main sur ma culotte.

Je me souviens de leurs rires et de leurs regards presque trop flippants pour être ceux d’enfants.

J’ai été très perturbée à la suite de cette agression, je savais que ce n’était pas normal mais je n’en ai jamais parlé à personne, car je ne comprenais pas pourquoi j’avais été la cible de leurs jeux malsains, et pourquoi ce gamin que mon père appréciait, à qui on filait des bonbecs sur le parking avait soudain eu l’envie de me faire ça.

J’y pensais chaque été, lorsqu’on allait sur l’île d’Oléron et qu’on passait devant une société nommée « Agresse » (véridique) .
J’avais l’impression, peut-être idiote, que chaque fois que je voyais ce mot,  ce que j’avais vécu allait de nouveau se produire à l’école.

Avec le temps je suppose que je me suis efforcée d’oublier. Mais ça ne veut pas dire que « ce n’était pas si grave ».
Je ressens la peur en y repensant, le malaise, l’angoisse, la honte.
Ces émotions qui sont similaires à celles que j’éprouve quand un homme se donne le droit de s’arrêter en pleine rue pour me dire qu’il verrait bien ma bouche enserrer sa bite.

Le harcèlement n’a pas d’âge, et il n’est pas toujours conscient.
Que tu aies des enfants, que tu travailles avec eux, que tu en sois un, ou que tu penses en avoir, ne banalise jamais la violence et ne te donne jamais le droit de jouer avec un corps qui ne t’appartient en aucun cas.

Lison Herledan pour jaiouiedire

 

Rocco Siffredi bientôt prof ?

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Moi, de bon matin, surfant sur le net, les yeux totalement embués (manière polie de nommer la tête dans le ***), un flot constant de titres, de mots, d’images et puis soudain…
Rocco Siffredi, prof d’éducation sexuelle. Bam. Pavé dans la marre.

Après la surprise vient l’intérêt

Si l’idée m’a d’abord fait sourire puis légèrement flipper, la question de fond est d’une importance capitale.
« La pornographie devrait être un divertissement, mais faute d’alternative, c’est devenu un moyen d’apprentissage surtout pour les jeunes », a dénoncé l’ancien acteur porno italien, en déplorant que la question de l’éducation sexuelle n’est pas toujours abordée dans les programmes scolaires, en l’occurrence en Italie. « Le sexe est encore tabou, alors que beaucoup ont besoin d’en parler, d’être écoutés et d’avoir des réponses », a-t-il finalement souligné.

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Rocco, cours n°1 : la taille du pénis

Pour une éducation à la sexualité

Le sexe et les multiples questions qui vont autour nous viennent forcément à l’esprit un jour ou l’autre, sans qu’on ait pour autant quelqu’un avec qui en parler.
Vous vous demandez si l’école a un rôle a jouer dans ce domaine ? Voici la réponse de l’Éducation Nationale :
L’École a, dans le cadre de sa mission éducative, une responsabilité propre vis à vis de la santé des élèves et de la préparation à leur future vie d’adulte. […] L’éducation à la sexualité y contribue de manière spécifique, en lien avec les enseignements. Elle est une démarche éducative qui concerne à la fois :

  • des questions de santé publique : grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles, dont le VIH /sida 
  • la construction des relations entre les filles et les garçons et d’une culture de l’égalité
  • des problématiques relative aux violences sexuelles, à la pornographie ou encore à la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes.

En primaire, c’est au maître ou la maîtresse de classe d’instaurer la chose, et au collège/lycée, trois séances sont aménagées dans l’emploi du temps pour évoquer la question… enfin…en théorie.

À la pêche aux infos…

Vous l’aurez compris, la sexualité n’est abordée qu’en partie à l’école et trois séances sont bien évidemment largement insuffisantes pour comprendre ne serait-ce que l’essentiel.
Néanmoins cette première approche plutôt « sanitaire » est importante mais doit être complétée par un discours plus « pratique »-surtout à l’adolescence – pour être efficace, et l’école n’est pas vraiment le lieu pour ça.

Poser des questions sans être jugés, à un âge où admettre qu’on ne sait pas te fait passer pour un loser, c’est un peu dur dur.
Pourtant tout le monde est dans la même galère, même ton pote de 3ème qui te dit être un as de la chose, et qui a eu un nombre incalculable de rapports, toujours pendant des fêtes, à l’autre bout de la France et ce, pendant les vacances, bien sûr.

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Démasqué(e) tu es…

Pour ne pas paraître incultes, pour se renseigner, se découvrir ou encore pour « préparer » la première fois, beaucoup d’adolescents cherchent des réponses à leurs questions, via la pornographie ou les émissions de libre antenne, le soir à la radio.

Mon avis

Ces pratiques sont pour moi totalement normales, ce qui me gêne davantage en revanche c’est le contenu de ces programmes, trop souvent stéréotypés et renvoyant une certaine image normée du corps, du plaisir, du rapport à soi et à l’autre.

L’idéal serait de développer un porno plus diversifié, moins hétéro-normé et moins sexiste, représentant des corps différents, et des rapports non focalisés exclusivement sur le plaisir de l’homme.
Il en est de même pour les émissions de libre antenne qui, sans perdre leur côté subversif, pourraient pour certaines être moins genrées… À quand ce genre d’émission pour les ados ?

Il ne faut pas oublier que, même si chacun a un recul sur ce qu’il voit ou entend, certains contenus peuvent faire naître des complexes ou véhiculer une idée de performance, qui laissent des traces à l’âge adulte.
Pêle mêle, la fellation est un dû, l’épilation est une obligation, si la femme cri elle jouit, minimum 3 positions différentes par rapport, ne pas coucher tous les jours est une anomalie…
Tout un tas d’impératifs qui rendent souvent plus malheureux qu’autre chose.

Pour finir, faire connaître ces nouveaux contenus aux ados – car oui faites vous à l’idée qu’ils consommeront un jour ou l’autre du porno alors autant que ce soit quelque chose de positif pour la construction de leur sexualité – et rassurer les parents en dédramatisant la consommation du X me semblent être deux éléments fondamentaux.

On aurait tout à gagner et ça éviterait de tomber sur des infographies comme celle-là, un peu inquiétante quant aux connaissances sur le clitoris…

Lison Herledan pour jaiouiedire

Jeunes ≠ larves mollassonnes

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Paresseux, égoïstes, changeants, insatisfaits, insolents ou déconnectés du monde réel, les qualificatifs ne manquent pas pour parler des jeunes de la génération Y, nés entre les années 80 et les années 2000.
Un portrait loin d’être flatteur, mais aussi loin d’être vrai, qui mérite une petite mise au point…

Naissance du projet « On va s’géné »

Quand on est étudiant, qu’on s’investit dans des projets associatifs, dans ses travaux d’étude, qu’on a un p’tit boulot en à côté pour des raisons financières mais aussi par envie de développer son expérience pro, qu’on cherche ardemment un stage ou un premier emploi malgré le fait qu’on nous répète à longueur de temps que C’EST LA CRISE, IL N’Y A PLUS DE BOULOT C’EST FI-NI, et qu’on entend dans les médias ce genre de petites phrases assassines, on a comme des envies de… meurtre.

Mais bon, avec 4 autres nanas, on s’est dit qu’il fallait pas faire de nos expériences des généralités, et que peut-être, si ça s’trouve, va savoir, il serait possible que tous ces articles, émissions et petits billets…disent…vrai.

Tristitude (oui j’invente des mots) quand tu nous tiens.

Dans le cadre de notre master en communication spécialisé sur les publics, nous avons donc décidé de faire une émission de radio pour passer au peigne fin l’univers médiatique, et soumettre ces dires aux principaux concernés : les jeunes.

D’accord ? Pas d’accord ? La possibilité d’une hiérarchie vous file-elle de l’urticaire ? Quelles compétences pensez-vous avoir ? Le CDI vous fait-il rêver ? Êtes-vous un pro des réseaux sociaux ? L’idée de faire une journée de travail de 9 h à 18h vous donne-t-elle des spasmes d’angoisse ?

Autant de questions abordées pendant près d’une heure sur Radio Campus Bordeaux, auprès d’individus de profils variés, issus de filières différentes, jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants, en reprises d’études ou en année de césure.

Si vous avez raté l’émission ou que celle-ci vous intéresse, prêtez donc une oreille attentive ici et diffusez la autour de vous !
Une occasion pour faire changer les mentalités et décoller cette foutue étiquette qu’on peut parfois nous apposer.

Sur le travail, mais pas que !

Cette première émission nous a donné envie d’en faire d’autres ! Malgré les petites hésitations ou imperfections, l’expérience de la radio est enrichissante et représente un défi pour nous toutes.

Vos remarques constructives sont donc les bienvenues pour qu’on puisse s’améliorer et vous proposer un contenu de qualité, intéressant à écouter, et vous permettant au passage d’apprendre deux trois trucs !

Si vous avez envie qu’un thème particulier soit abordé, laissez moi un commentaire, ou proposez nous vos idées sur notre page Facebook !

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À très bientôt sur on va s’géné, 88.1 !

Lison Herledan pour jaiouiedire