viensvoirmontaf, stages certifiés sans pistons

De quoi on parle ?, Education, Initiatives, Orientation

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« Comme on est petits, on nous dit qu’on n’a pas la maturité. J’ai déjà essayé de trouver des stages mais on m’a recalée à chaque fois » Tasnim 14 ans.

À 15 ans, on rêve parfois d’être journaliste, pompier, danseur. Mais on finit souvent par passer son stage de 3ème au Carrefour ou à la boulangerie du coin, quand on n’est pas «fils ou fille de ». Pour ceux qui veulent avoir ces expériences c’est cool, pour les autres, beaucoup moins.

Mélanie Taravant est consciente du problème. « Ce stage, tout le monde doit le faire, mais tout le monde ne le fera pas à l’endroit où il le souhaite car on ne grandit pas dans le même milieu. C’est une des premières grandes injustices qu’on connaît à l’école et ce n’est pas très engageant quant à l’avenir professionnel ».

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Accompagnée de deux autres fondateurs, cette journaliste de France 5 décide de prendre le problème à bras le corps, et créée en octobre 2015 l’association « Viensvoirmontaf ».

« De par ma profession, je connais beaucoup de monde. J’ai décidé de mettre ce réseau à disposition de ceux qui n’en ont pas, en l’occurrence les jeunes vivant en ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire). 2 jeunes sur 3 sont enfants de parents inactifs ou ouvriers qui parlent parfois peu français et n’ont pas cette « culture de réseau ». »

Le principe du projet est simple : permettre aux collégiens et aux entreprises de secteurs variés d’entrer en contact par le biais d’un site internet. Plus de 120 structures volontaires ont déjà rempli leur profil, prêtes à accueillir un stagiaire.

Et l’expérience s’avère aussi positive pour l’un que pour l’autre. « Je me souviens de cette journaliste politique, arrivée à un point de sa carrière où elle se sentait complètement démotivée. Voir un jeune s’émerveiller des rencontres qu’elle faisait, des lieux où elle se rendait lui a fait prendre conscience que de sa chance d’être à ce poste. »

Sami, 14 ans, voulait quant à lui « être footballeur sinon rien », avant de réaliser qu’il aimait aussi écrire, parler… Son stage à la rédaction de Europe 1 a changé sa trajectoire puisqu’à la place d’une filière professionnelle choisie au hasard, il s’est redirigé vers une seconde générale avec l’objectif d’intégrer plus tard une école de journalisme.

Ces expériences, bien que courtes, permettent aussi de confronter la vision fantasmée d’un métier et la réalité du terrain. Une pierre non négligeable apportée à l’édifice de l’orientation, d’autant que l’équipe accompagne autant que possible les jeunes.

« À J-1 nous leur rappelons qu’ils ont stage le lendemain, à J+1 on vérifie que tout aille bien. Nous ne sommes pas là pour remplacer les professeurs ou les conseillers d’orientation, mais pour contribuer au système. »

Et ça marche. Basée sur Paris, l’asso compte se développer dans l’ensemble des villes de France !

Lison Herledan pour jaiouiedire

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Quand je serai grande…

De quoi on parle ?, Education, Egalité des genres et des sexes, Initiatives, Projets

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Que les filles veuillent être danseuse, infirmière ou maitresse n’est pas un problème. Qu’elles pensent ne pouvoir exercer QUE ces professions est autre chose. Marie et Amandine, étudiantes à LISAA graphisme de Paris lancent une application pour changer les choses. Elles racontent…

Naissance du projet

« Un beau jour on tombe par hasard sur un guide des métiers « pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses », les incitant à découvrir de nouvelles professions. L’ouvrage étant plutôt adressé aux ados, on se dit que le concept pourrait être adapté aux enfants, et quelques semaines plus tard on en fait notre projet de fin d’études. C’est rare qu’on parle des femmes astronautes ou archéologues qui ont marqué l’Histoire. Quand on voit qu’il n’y a que 3 femmes inhumées au Panthéon contre 72 hommes, on a le sentiment d’être invisibles. Alors qu’après quelques recherches sur internet et en bibliothèque on réalise que les femmes inspirantes font foison. Dur de n’en choisir que quelques-unes… Surtout que nous voulons qu’elles incarnent différentes époques, origines, professions. Pour ne pas se fixer d’objectifs démesurés on part sur l’histoire de deux d’entre elles. »

équipe

Le principe

« Pendant 4 mois, nous avons écrit deux histoires, illustrées de A à Z. La première raconte la vie d’O-El Hokusai qui peignait à 4 mains avec son père du même nom, dans le secret le plus total. Certaines estampes japonaises célèbres ont été réalisées de ses mains, pourtant on ne sait presque rien d’elle car à l’époque ce genre d’activité était mal vue pour une femme… Tout comme  Hagnodikè, protagoniste de notre deuxième histoire, qui, révoltée par la mauvaise prise en charge gynécologique des femmes, a dû se travestir en homme pour devenir médecin.

Plutôt que de raconter ces histoires comme dans un livre, nous avons voulu que l’enfant interagisse, d’où le choix de la tablette comme support. Quand Hagnodikè part suivre sa formation à l’autre bout de la Méditerranée, c’est l’enfant qui fait avancer son bateau en soufflant dans le micro. Même chose quand elle prend l’apparence d’un homme, un ciseau apparait et c’est à lui de couper les cheveux de la jeune femme. Il peut donc parfaitement être seul pour lire l’histoire, adaptée à des 6-10 ans. »

La suite

« Pour le moment notre projet n’est pas commercialisé car quelques modifications sont à faire. Nous aimerions par exemple ajouter un module « je lis accompagné de quelqu’un » qui enrichirait la lecture en dates clefs, explication de mots complexes et nouvelles interactions. Et puis, on veut aussi plus de retours des enfants ! D’autres tests sont prévus pour savoir ce qui leur plait, ce qui leur plait moins…Une fois qu’on aura réussi tout ça, on se lancera dans d’autres portraits. On en a plus d’une centaine en stock ! Si tout se passe bien on espère que l’appli sera dispo pour janvier 2017, mais pour y parvenir il va nous falloir des financements. C’est un gros investissement car on bosse sur le projet pendant notre temps perso, mais dire aux filles et aux garçons qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ça vaut le coup non ? »

 

Assurément ! On suit ça de près sur le compte Twitter @quandjeserai. D’ici là retrouvez-les au festival « I love Transmédia » du 29 septembre au 2 octobre 2016 à la Gaité Lyrique de Paris.

Lison Herledan pour jaiouiedire

Tuto stop motion

Animation, De quoi on parle ?

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Tous les ans, Bayard Presse propose une journée de découverte sur tout un tas de choses fort sympathiques en lien avec la jeunesse.

Comme j’ai la chance de faire partie de la rédac’ de Phosphore pour quelques temps, je ne te cache pas que j’en ai profité pour fouiner à la recherche de pépites ludo-éducatives.

Et j’ai déniché des choses très chouettes dont je te parlerai prochainement…(#teasingdefou).

Histoire de te donner un avant goût, je voulais te parler rapido prompto d’une animation facilement réalisable avec des enfants/ados : la stop motion – ou images animées pour les moins bilingues d’entre nous.

Stop motion, mode d’emploi

Tu es en manque d’inspiration ? À court d’idée ou de matériel ? Mais tu veux proposer quelque chose d’intéressant aux jeunes ?

Un atelier sur la stop motion peut être une bonne idée. Pourquoi ? Cela peut te servir de support pour illustrer le principe même d’un dessin animé (à l’ancienne j’entends, pas avec les images de synthèses sinon ça marche pas des masses…) avec relativement peu de moyens. Certains youtubeurs utilisent également ce principe pour leurs vidéos.

Alors, j’imagine que plusieurs techniques existent, notamment avec des logiciels de montage offrant davantage de possibilités.
Tout le monde n’en étant cependant pas équipé, je ne parlerais que de la technique la plus simple que je connaisse. En gros la « stop motion pour les nuls ».

Tu aurais donc besoin de :

  • Un scénario de base, une idée d’histoire, de mise en scène…
  • Quelques accessoires,
  • Un bon appareil photo,
  • Une bonne luminosité,
  • Une connexion internet pour aller sur le site http://ezgif.com/

Étape 1

Définis avec les participants les gestes qu’ils vont effectuer. Un mouvement = une photo.
Pour créer par exemple l’illusion d’une course, prends d’abord une photo d’un jeune jambes fléchies, puis se redressant, puis une jambe en l’air fléchie, l’autre pied à terre et ainsi de suite. Selon la complexité de la scène ça peut donc prendre pas mal de temps…

Veille à ce que tes photos soient bien nettes.

Étape 2

etape 1

Rends toi le site internet ezgif.com puis sur « GIF Maker » et télécharge tes photos (onglet « téléchargement » puis « upload »)

 

etape 2

Attention, ceci est un exemple pour te montrer. Ces photos ne sont pas appropriées pour de la stop motion car le mouvement n’est pas décomposé. C’était pour voir si tu suivais.

Sélectionne la vitesse souhaitée dans « Delay Time ». Cela te permettra de faire bouger les images plus ou moins rapidement. Généralement 30 est plutôt bien (mais tu fais comme tu veux hein, je te jugerai pas !). À noter que tu peux varier les effets sous chaque photo puisque la vitesse est réglable individuellement. Et pour plus d’ambiance, ajoute de la musique. Clique ensuite sur « Animated »

Et voilà ! That’s it ! Comme celui là ne fait pas vraiment rêver, voici quelques exemples çà et

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Envoie moi les tiens !

Lison Herledan pour jaiouiedire

 

 

 

Rocco Siffredi bientôt prof ?

De quoi on parle ?, Education

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Moi, de bon matin, surfant sur le net, les yeux totalement embués (manière polie de nommer la tête dans le ***), un flot constant de titres, de mots, d’images et puis soudain…
Rocco Siffredi, prof d’éducation sexuelle. Bam. Pavé dans la marre.

Après la surprise vient l’intérêt

Si l’idée m’a d’abord fait sourire puis légèrement flipper, la question de fond est d’une importance capitale.
« La pornographie devrait être un divertissement, mais faute d’alternative, c’est devenu un moyen d’apprentissage surtout pour les jeunes », a dénoncé l’ancien acteur porno italien, en déplorant que la question de l’éducation sexuelle n’est pas toujours abordée dans les programmes scolaires, en l’occurrence en Italie. « Le sexe est encore tabou, alors que beaucoup ont besoin d’en parler, d’être écoutés et d’avoir des réponses », a-t-il finalement souligné.

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Rocco, cours n°1 : la taille du pénis

Pour une éducation à la sexualité

Le sexe et les multiples questions qui vont autour nous viennent forcément à l’esprit un jour ou l’autre, sans qu’on ait pour autant quelqu’un avec qui en parler.
Vous vous demandez si l’école a un rôle a jouer dans ce domaine ? Voici la réponse de l’Éducation Nationale :
L’École a, dans le cadre de sa mission éducative, une responsabilité propre vis à vis de la santé des élèves et de la préparation à leur future vie d’adulte. […] L’éducation à la sexualité y contribue de manière spécifique, en lien avec les enseignements. Elle est une démarche éducative qui concerne à la fois :

  • des questions de santé publique : grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles, dont le VIH /sida 
  • la construction des relations entre les filles et les garçons et d’une culture de l’égalité
  • des problématiques relative aux violences sexuelles, à la pornographie ou encore à la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes.

En primaire, c’est au maître ou la maîtresse de classe d’instaurer la chose, et au collège/lycée, trois séances sont aménagées dans l’emploi du temps pour évoquer la question… enfin…en théorie.

À la pêche aux infos…

Vous l’aurez compris, la sexualité n’est abordée qu’en partie à l’école et trois séances sont bien évidemment largement insuffisantes pour comprendre ne serait-ce que l’essentiel.
Néanmoins cette première approche plutôt « sanitaire » est importante mais doit être complétée par un discours plus « pratique »-surtout à l’adolescence – pour être efficace, et l’école n’est pas vraiment le lieu pour ça.

Poser des questions sans être jugés, à un âge où admettre qu’on ne sait pas te fait passer pour un loser, c’est un peu dur dur.
Pourtant tout le monde est dans la même galère, même ton pote de 3ème qui te dit être un as de la chose, et qui a eu un nombre incalculable de rapports, toujours pendant des fêtes, à l’autre bout de la France et ce, pendant les vacances, bien sûr.

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Démasqué(e) tu es…

Pour ne pas paraître incultes, pour se renseigner, se découvrir ou encore pour « préparer » la première fois, beaucoup d’adolescents cherchent des réponses à leurs questions, via la pornographie ou les émissions de libre antenne, le soir à la radio.

Mon avis

Ces pratiques sont pour moi totalement normales, ce qui me gêne davantage en revanche c’est le contenu de ces programmes, trop souvent stéréotypés et renvoyant une certaine image normée du corps, du plaisir, du rapport à soi et à l’autre.

L’idéal serait de développer un porno plus diversifié, moins hétéro-normé et moins sexiste, représentant des corps différents, et des rapports non focalisés exclusivement sur le plaisir de l’homme.
Il en est de même pour les émissions de libre antenne qui, sans perdre leur côté subversif, pourraient pour certaines être moins genrées… À quand ce genre d’émission pour les ados ?

Il ne faut pas oublier que, même si chacun a un recul sur ce qu’il voit ou entend, certains contenus peuvent faire naître des complexes ou véhiculer une idée de performance, qui laissent des traces à l’âge adulte.
Pêle mêle, la fellation est un dû, l’épilation est une obligation, si la femme cri elle jouit, minimum 3 positions différentes par rapport, ne pas coucher tous les jours est une anomalie…
Tout un tas d’impératifs qui rendent souvent plus malheureux qu’autre chose.

Pour finir, faire connaître ces nouveaux contenus aux ados – car oui faites vous à l’idée qu’ils consommeront un jour ou l’autre du porno alors autant que ce soit quelque chose de positif pour la construction de leur sexualité – et rassurer les parents en dédramatisant la consommation du X me semblent être deux éléments fondamentaux.

On aurait tout à gagner et ça éviterait de tomber sur des infographies comme celle-là, un peu inquiétante quant aux connaissances sur le clitoris…

Lison Herledan pour jaiouiedire

Jeunes ≠ larves mollassonnes

De quoi on parle ?, Education

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Paresseux, égoïstes, changeants, insatisfaits, insolents ou déconnectés du monde réel, les qualificatifs ne manquent pas pour parler des jeunes de la génération Y, nés entre les années 80 et les années 2000.
Un portrait loin d’être flatteur, mais aussi loin d’être vrai, qui mérite une petite mise au point…

Naissance du projet « On va s’géné »

Quand on est étudiant, qu’on s’investit dans des projets associatifs, dans ses travaux d’étude, qu’on a un p’tit boulot en à côté pour des raisons financières mais aussi par envie de développer son expérience pro, qu’on cherche ardemment un stage ou un premier emploi malgré le fait qu’on nous répète à longueur de temps que C’EST LA CRISE, IL N’Y A PLUS DE BOULOT C’EST FI-NI, et qu’on entend dans les médias ce genre de petites phrases assassines, on a comme des envies de… meurtre.

Mais bon, avec 4 autres nanas, on s’est dit qu’il fallait pas faire de nos expériences des généralités, et que peut-être, si ça s’trouve, va savoir, il serait possible que tous ces articles, émissions et petits billets…disent…vrai.

Tristitude (oui j’invente des mots) quand tu nous tiens.

Dans le cadre de notre master en communication spécialisé sur les publics, nous avons donc décidé de faire une émission de radio pour passer au peigne fin l’univers médiatique, et soumettre ces dires aux principaux concernés : les jeunes.

D’accord ? Pas d’accord ? La possibilité d’une hiérarchie vous file-elle de l’urticaire ? Quelles compétences pensez-vous avoir ? Le CDI vous fait-il rêver ? Êtes-vous un pro des réseaux sociaux ? L’idée de faire une journée de travail de 9 h à 18h vous donne-t-elle des spasmes d’angoisse ?

Autant de questions abordées pendant près d’une heure sur Radio Campus Bordeaux, auprès d’individus de profils variés, issus de filières différentes, jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants, en reprises d’études ou en année de césure.

Si vous avez raté l’émission ou que celle-ci vous intéresse, prêtez donc une oreille attentive ici et diffusez la autour de vous !
Une occasion pour faire changer les mentalités et décoller cette foutue étiquette qu’on peut parfois nous apposer.

Sur le travail, mais pas que !

Cette première émission nous a donné envie d’en faire d’autres ! Malgré les petites hésitations ou imperfections, l’expérience de la radio est enrichissante et représente un défi pour nous toutes.

Vos remarques constructives sont donc les bienvenues pour qu’on puisse s’améliorer et vous proposer un contenu de qualité, intéressant à écouter, et vous permettant au passage d’apprendre deux trois trucs !

Si vous avez envie qu’un thème particulier soit abordé, laissez moi un commentaire, ou proposez nous vos idées sur notre page Facebook !

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À très bientôt sur on va s’géné, 88.1 !

Lison Herledan pour jaiouiedire

Expliquer l’inexpliquable aux enfants

De quoi on parle ?, Education

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Les événements tragiques qui ont à nouveau frappé la France ce vendredi 13 novembre 2015 doivent être abordés avec précaution auprès des enfants.
Voici quelques éléments à prendre en compte:

Protéger sans censurer

  • L’enfant a été ou sera exposé médiatiquement ou socialement – notamment via ses camarades – aux faits. Il n’est donc pas judicieux de vouloir le tenir à distance des événements tragiques pour chercher à le protéger. Ce moment arrivera, il faut donc l’y préparer au mieux.
  • L’événement étant particulièrement récent, un flot d’informations, de mots, d’images, et de réactions de l’entourage vont affluer. Éloignez vos enfants des chaines d’information en continu: les surexposer à la violence n’entrainera rien d’autre que la peur et l’angoisse.

Adaptez-vous à votre enfant

  • Un enfant surmédiatisé ne veut pas dire en enfant surinformé. Prenez en considération l’âge de votre enfant et son niveau de connaissance sur le sujet, pour expliquer les termes inconnus, les concepts clefs, et éviter ainsi toute mauvaise interprétation de l’information,
  • Donnez un cadre géographique et temporel en resituant les événements dans un contexte précis,
  • Acceptez votre propre niveau de connaissance des événements. Les informations fusent mais ne sont pas toutes fiables. N’hésitez pas à dire à votre enfant que vous n’êtes pas en mesure de répondre à sa question pour le moment, mais que les journalistes enquêtent pour en savoir plus, et que vous l’informerez dés que les choses seront plus claires.

Instaurez le dialogue

  • Considérez votre enfant comme un interlocuteur à part entière et laissez lui vous poser toutes ses interrogations et exprimer toutes ses remarques, en étant à l’écoute et en répondant selon votre niveau de connaissances des événements,
  • Respectez l’émotion et la sensibilité de votre enfant. Ne forcez pas le dialogue et n’allez pas au-delà de ce que l’enfant souhaite exprimer. Si l’enfant ne souhaite pas s’exprimer verbalement, offrez lui la possibilité d’extérioriser autrement (dessins, chanson…),
  • N’imposez pas votre ressenti à vos enfants. Ce qui a retenu votre attention ou vous a choqué ne sera pas forcément similaire à ce qui a marqué votre enfant,
  • Ne politisez pas vos enfants ! Votre avis et vos convictions doivent rester en dehors du dialogue,
  • Restez clair et évitez les raccourcis simplistes,
  • N’édulcorez pas la réalité, et restez rationnel. Si vous mentez, vos enfants n’auront plus confiance en vous et si vous amplifiez la situation, dépassez par vos propres peurs, vous leur transmettrez vos angoisses. Efforcez-vous de rester neutre et tenez-vous en aux faits.

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Rassurez vos enfants

  • Évoquez la solidarité mise en place après et pendant ces événements tragiques au travers des dons massifs de sang pour aider les victimes, du hashtag #PorteOuverte, hébergeant les parisiens proches des zones à risque, des forums dédiés aux personnes souhaitant mettre des mots sur ces événements, ou encore les numéros spéciaux pour retrouver des proches ne donnant pas de nouvelles,
  • Mettez bien sûr en avant le travail des forces de l’ordre, des politiques, des médecins, chirurgiens, et infirmiers qui nous protègent et nous aident dans ces moments, et œuvrent à ce que cela ne se reproduise plus.

L’après

  • Pour finir, continuez de vivre. Cet événement est tragique et il ne s’agit pas de l’effacer une fois le dialogue effectué, mais il ne doit pas paralyser votre vie et devenir un élément central au risque d’instaurer un climat d’insécurité permanent, nuisible au bon développement de votre enfant,
  • Surveillez ses réactions et demandez lui si le sujet a été abordé à l’école avec ses enseignants et camarades, et la manière dont cela s’est déroulé,
  • Soyez attentif aux changements de comportement, d’humeur, pertes d’appétit ou éventuelles attitudes de repli sur soi.

Quelques ressources pour vous aider

Les journaux d’information pour enfants et adolescents mettent en place des # sur Twitter pour répondre aux questions des jeunes: @petitquotidien, @MilanJeunesse
Un numéro spécial du magazine Okapi sur le fanatisme: Okapi-Pourquoi-y-a-t-il-des-fanatiques
Ressources d’Educsol

Ces recommandations sont des conseils, mais chaque famille, chaque enseignant, chaque animateur ou éducateur et plus généralement, chaque personne travaillant de près ou de loin avec les publics jeunes, appréhende la question selon ses moyens.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage et admire plus que jamais votre travail dans ces moments où mettre des mots sur les maux s’avèrent être une véritable épreuve.

Lison Herledan pour jaiouiedire

Pimp ton exposé en mode 2.0

De quoi on parle ?, Education, Tips

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Le power-point c’est has-been. Sache-le.
Long à faire, rarement esthétique, plutôt ennuyeux, tu cherches quelque chose de plus pepsy pour présenter un thème pas forcément glamour ? J’ai la solution.

Photospeak

Si tu as une tablette, (sur smartphone, c’est plus lourd et payant) télécharges de ce pas cette petite application révolutionnaire qui envoie du bois.
Le principe est bien trouvé puisque l’appli te permettra de faire parler des personnages célèbres.
Il te suffit pour cela d’importer l’image de face et de bonne qualité de l’individu que tu souhaites faire parler et d’enregistrer le texte que tu souhaites lui faire dire.
Après t’être amusé à lui faire prononcer quelques insultes et insanités (je ne suis pas née de la dernière pluie) tu pourras aisément te servir de l’application pour faire réciter un poème à Rimbaud, raconter sa vie à Claude Nougaro dont tu ignorais jusqu’alors l’existence, ou encore présenter le post-structuralisme de Michel Foucault. C’est toi qui vois, je ne te juge pas.

Tu peux également t’improviser journaliste en posant tes questions à l’intéressé, qui te répondras avec les réponses enregistrées par tes soins au préalable. Et ça, c’est plutôt classe.
Enfin si tu veux ajouter un touche d’humour et de fun – qui détendra l’atmosphère et rendra ce moment moins stressant – tu peux personnaliser un peu les personnages, au moyen d’accessoires.

Powtoon

Tu aimes la vidéo et le cartoon ? Powtoon est résolument pour toi.
Dynamique et visuel, cet outil en ligne est gratuit pour réaliser 20 vidéos de 5 minutes chacune. Au delà, il te faudra dégainer la carte bleue de tes parents, ou la tienne si tu disposes de quelques économies.

Ce logiciel assez simple dans le fond nécessite tout de même une certaine maitrise. Je t’invite donc à regarder quelques tutoriels avant de te lancer corps et âme dans ta présentation, histoire de ne pas passer 4 heures à tenter de comprendre le fonctionnement (qui plus est si tu n’es pas bilingue, Powtoon étant en anglais).

Une fois cette étape réalisée, tu pourras t’adonner à la création d’une vidéo: Powtoon propose des bibliothèques d’images (dans différents styles graphiques : dessins au trait, illustrations d’enfants, etc.) et des petites animations de personnages (contents, tristes, qui réfléchissent, etc…) !
Tu trouveras également des flèches, des carrés, du texte qui s’écrit avec une main animée ou une main qui amène les objets. À tout cela, on peut ajouter des musiques de la bibliothèque ou notre propre musique, on peut même s’enregistrer pour mettre notre propre voix off.

(Un exemple pour te rendre compte de ce qu’on peut faire)

Le mot de la fin

Enfin quelques conseils personnels pour que ta présentation soit au top :

  • N’utilise pas trop de texte, ni trop d’effets,
  • Utilise des images de bonne qualité,
  • Simplifie les idées que tu souhaites faire passer, comme si tu les énonçaient à quelqu’un de plus jeune que toi ou qui ne connaitrait absolument pas ton sujet,
  • Respire et travaille ton texte à l’oral: le support est un accessoire, mais le plus important dans l’histoire, c’est toi !

    Courage !

    Lison Herledan pour jaiouiedire

Kidults, à la conquête de l’emploi

De quoi on parle ?, Orientation

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Ça y est nous y sommes. La fin des études a retenti, sonnant le glas de notre insouciance et le début de l’innommable, la terrible, celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom…la…recherche d’emploi…ALLONS BON ! On se reprend ! On relativise, on positive et on s’détend avec « Jeune diplômée » une web-série décalée pleine d’humour !

#CestToutNous

T’as autant envie de faire une croix sur ta vie étudiante que de partir faire un footing un dimanche matin par -20°C, et l’idée de retourner vivre chez tes parents provoque en toi de micros spasmes incontrôlés.
Bref t’es pas vraiment prêt à devenir adulte – si tant est qu’on puisse définir ce que c’est – et le temps béni de l’enfance où tu faisais des pâtés de sable fièrement coiffé d’un palmier, te semble plutôt lointain.
Ni adulte, ni enfant, cher ami y’a de grandes chances pour que tu sois un « kidult », une espèce de Pokémon – pas si rare que ça si tu veux mon avis – qu’on peut trouver dans les hautes herbes bordant le monde flou de la fin d’étude.

Trêve de comparaisons foireuses, cette période engendre bon nombre de changements, très justement représentés dans la web série de Shannon Renaudeau et Alice Aguirregabiria, elles-mêmes jeunes diplômées d’école de commerce, et fondatrices de TWINCATS PRODUCTIONS.

On rit à chaque épisode et on se reconnait en le personnage d’Alice, 24 ans, incarnée par Tiphaine Haas, connue pour sa participation à la série « Fais pas ci fais pas ça ».

JeuneDiplomee_jaiouiedire

À grand coup de hashtags, nous suivons le parcours, les réussites, les échecs et les questionnements de cette jeune femme de la génération Y, à la recherche de son premier emploi.
Aurais-je plus de chance d’être recrutée demain si je me mets à utiliser Twitter aujourd’hui ? Mon projet professionnel au fond, qu’est-ce que c’est ? Mieux vaut-il un boulot bien rémunéré mais ennuyeux, ou un job passionnant qui m’oblige à sucer des glaçons chaque fin de mois ?

Je vous laisse découvrir les premiers épisodes de cette série pétillante et juste; et n’oublions pas que cette période n’est pas une fatalité en soi, mais une opportunité d’entreprendre des projets jusqu’alors mis de côté pendant les études, bien souvent faute de temps.

Bon dimanche !

Lison Herledan pour jaiouiedire

i-Share présent pour la fête de la science !

Animation, De quoi on parle ?

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Portée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la fête de la science propose chaque année des milliers d’animations gratuites à travers la France.

L’objectif ? Ouvrir la science au grand public et favoriser le dialogue entre chercheurs et citoyens. Particulièrement prisée des jeunes publics et des scolaires, cette manifestation offre la possibilité d’en savoir plus sur un milieu parfois méconnu et, pourquoi pas, de préciser un projet d’orientation….

Retour sur ma participation à cet évènement pour l’étude i-Share !

Un laboratoire un peu particulier

Pas d’éprouvettes, d’explosions, de tubes à essais ou de blouses blanches…. Surprenant pour une étude scientifique n’est-ce pas ?
i-Share c’est en effet une étude un peu particulière se déroulant essentiellement en ligne. Les étudiants inscrits remplissent des questionnaires depuis leurs ordinateurs, renseignant leurs habitudes, pratiques et difficultés, vécues lors de cette période de vie souvent associée, à tort, avec bien-être absolu.

L’intérêt est d’obtenir des éléments de compréhension sanitaire sur cette population, dont pourront se saisir par la suite des organismes de santé publique, afin d’améliorer les conditions de vie étudiante et de prévenir certaines maladies se développant à ces âges.

Désireuse de faire comprendre sa méthodologie spécifique et ses objectifs, l’équipe a été heureuse de recevoir le jeudi 8 octobre dernier, une classe de 1ère Scientifique du lycée Camille Jullian de Bordeaux, projetée deux heures durant dans la peau d’apprentis chercheurs !

Découverte de l’épidémiologie

Quelles peuvent être les causes du stress ou du manque de sommeil chez l’étudiant ? Une bien vaste question sur laquelle se sont penchés les participants.

Mauvaise literie, emploi du temps surchargé, consommation d’excitants…les élèves se sont rapidement prêtés au jeu en récoltant des indices disséminés dans un appartement grandeur nature, afin d’établir, in fine, un diagnostic de santé.

« Je pensais que l’épidémiologie c’était l’étude des épidémies, en fait il s’agit de l’étude des populations ! » confie un jeune en fin d’atelier.

Une occasion pour l’équipe d’expliciter l’importance de cette étude et ses visées quant à l’amélioration de la santé étudiante.

        

On recommence quand ?

De l’idée de l’atelier, à sa conception et son animation, je suis heureuse d’avoir pu permettre aux lycéens d’en apprendre davantage sur les conditions de vie des étudiants.
Les nombreux échanges en fin de journée ont également été l’occasion pour les participants d’en savoir davantage sur les parcours professionnels très variés des membres de l’équipe i-Share, ainsi que les modalités pour rejoindre cette cohorte.

Face à tant d’enthousiasme on ne peut que souhaiter prendre à nouveau part à cette manifestation gratuite d’envergure nationale, qui, on l’espère, fera naitre quelques vocations !

Alors à l’année prochaine et merci encore aux participants pour leur motivation et leur bonne humeur !

Lison Herledan pour jaiouiedire

– Photographies Université de Bordeaux –

Les youtubeurs, cette ressource éducative

De quoi on parle ?, Education

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Tutos, GIF animés, vidéos de chatons, encyclopédie collaborative…
Kamoulox? Même pas! Ceci n’est qu’un extrait de ce qu’on peut trouver sur le vaste internet.
Comme je le clame depuis plusieurs posts déjà, cet outil est fantastique – n’en déplaise à certains – et si l’on peut y trouver le pire, le meilleur s’y cache également, notamment en termes éducatifs, pour peu que l’on sache où chercher!

Youtubeurs et vulgarisation des savoirs

Vous connaissez certainement Cyprien ou Norman, qui ont contribué a populariser les formats humoristiques courts sur Youtube.
Mais Axolot, Dirtybiology ou encore Nota Bene vous sont-ils aussi familiers? Peut-être pas!
Pourtant ces chaines, récentes pour la plupart, sont une véritable mine d’or pour la vulgarisation des savoirs, abordant des questions complexes dans des vidéos variant selon les youtubeurs, de 5 à 20 minutes.
Sans plus attendre je vous propose une petite séance de récap’, histoire de vous présenter tout ce beau monde.

Axolot

Tirée du nom de l’axolotl (avec un l) – une petite créature étrange à mi-chemin entre la salamandre et le pokémon – la chaine de Patrick Baud est incontestablement ma préférée.
Graphiste de formation, le jeune homme a tout d’abord tenu une émission de radio à la fin des années 2000, avant de concevoir un bon nombre de vidéos, très largement acclamées à chaque nouvelle sortie.

Tout cela est bien beau me direz-vous, mais en quoi cela peut intéresser mes élèves ou enfants? Eh bien ces vidéos traitent de diverses thématiques tournant autour de l’étrange, de l’inédit, du méconnu.
Axolot, c’est un concentré d’anecdotes sur le monde, ses mystères et secrets, un vrai bouillon de culture générale fort enrichissant.
Des savants fous sacrifiés pour la science, aux choses improbables se trouvant sur la Lune, vous serez toujours surpris par ces vidéos très bien documentées, qui captiveront à coup sûr vos jeunes publics. Attention néanmoins à la dernière vidéo contenant un avertissement, du fait du sujet traité!

Dirtybiology

« A quoi sert un pénis? », « Enfers artificiels », « Faites des enfants avec vos cousins », je vous sens déjà pâlir derrière votre écran, vous demandant si je n’ai pas malencontreusement fait erreur en insérant le lien, ou si tout simplement je ne nage pas en plein délire en vous conseillant cette chaîne.
Point du tout, Léo Grasset maitrise parfaitement les sujets biologiques, et fait preuve d’un humour et d’une pertinence assez balèze pour traiter de sujets franchement pas simples.
Ludique dans la forme, précis sur le fond, ses vidéos utilisant les codes « geeks » seront particulièrement appréciées des ados.

Nota Bene

Histoire maintenant avec la chaine du susnommé Bénabarbe! Le but ici est de faire découvrir de nombreux sujets en rapport avec l’histoire de façon légère et compréhensible.
Anecdotes, sujets de société, mythologie, on en apprend beaucoup sans se sentir violenté par une déferlante de dates.
Pour les amateurs de séries, vous pourrez même trouver une vidéo portant sur l’histoire dont s’inspire Game Of Thrones pour développer ses intrigues.

Mention spéciale également pour les vidéos « Kids » répondant aux questions que se posent les enfants sur divers points de l’histoire. Avec une moyenne de trois minutes, le pari pour répondre de manière claire et précise à ces interrogations est relevé haut la main par Nota Bene.
Pour participer avec votre classe ou vos enfants et envoyer vos questions, toutes les explications se trouvent à la fin de cette vidéo.

Convaincu?

Ces vidéos peuvent vous servir de support pour introduire ou résumer des thématiques, ainsi que pour apporter des précisions et des éléments de réflexion supplémentaires.
Si le ton peut au premier abord vous paraitre trop léger, il n’en est rien. Ces vidéos sont de grande qualité, réalisées par des personnes compétentes dans leur domaine.

A noter que ces trois chaines sont une sélection personnelle, mais il en existe de multiples autres telles que e-penser pour les questions diverses et variées, Histoire Brève et le cartographe, sur les sujets historiques, ou encore Usul2000 pour les thématiques de société (politique, éducation civique…)
Reste à espérer que les femmes s’emparent également de ce phénomène, afin de montrer aux plus jeunes que l’égalité se traduit aussi dans le domaine de la « web vulgarisation »!

Pour finir, vos élèves ou enfants apprécieront particulièrement le fait que vous exploitiez un domaine qui peut sembler réservé à la génération Y ou Z, alors n’hésitez pas à vous lancer!

Lison Herledan pour jaiouiedire