Rocco Siffredi bientôt prof ?

logo redimensionné

Moi, de bon matin, surfant sur le net, les yeux totalement embués (manière polie de nommer la tête dans le ***), un flot constant de titres, de mots, d’images et puis soudain…
Rocco Siffredi, prof d’éducation sexuelle. Bam. Pavé dans la marre.

Après la surprise vient l’intérêt

Si l’idée m’a d’abord fait sourire puis légèrement flipper, la question de fond est d’une importance capitale.
« La pornographie devrait être un divertissement, mais faute d’alternative, c’est devenu un moyen d’apprentissage surtout pour les jeunes », a dénoncé l’ancien acteur porno italien, en déplorant que la question de l’éducation sexuelle n’est pas toujours abordée dans les programmes scolaires, en l’occurrence en Italie. « Le sexe est encore tabou, alors que beaucoup ont besoin d’en parler, d’être écoutés et d’avoir des réponses », a-t-il finalement souligné.

tumblr_mt6mnyeAQp1swb5dso1_400
Rocco, cours n°1 : la taille du pénis

Pour une éducation à la sexualité

Le sexe et les multiples questions qui vont autour nous viennent forcément à l’esprit un jour ou l’autre, sans qu’on ait pour autant quelqu’un avec qui en parler.
Vous vous demandez si l’école a un rôle a jouer dans ce domaine ? Voici la réponse de l’Éducation Nationale :
L’École a, dans le cadre de sa mission éducative, une responsabilité propre vis à vis de la santé des élèves et de la préparation à leur future vie d’adulte. […] L’éducation à la sexualité y contribue de manière spécifique, en lien avec les enseignements. Elle est une démarche éducative qui concerne à la fois :

  • des questions de santé publique : grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles, dont le VIH /sida 
  • la construction des relations entre les filles et les garçons et d’une culture de l’égalité
  • des problématiques relative aux violences sexuelles, à la pornographie ou encore à la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes.

En primaire, c’est au maître ou la maîtresse de classe d’instaurer la chose, et au collège/lycée, trois séances sont aménagées dans l’emploi du temps pour évoquer la question… enfin…en théorie.

À la pêche aux infos…

Vous l’aurez compris, la sexualité n’est abordée qu’en partie à l’école et trois séances sont bien évidemment largement insuffisantes pour comprendre ne serait-ce que l’essentiel.
Néanmoins cette première approche plutôt « sanitaire » est importante mais doit être complétée par un discours plus « pratique »-surtout à l’adolescence – pour être efficace, et l’école n’est pas vraiment le lieu pour ça.

Poser des questions sans être jugés, à un âge où admettre qu’on ne sait pas te fait passer pour un loser, c’est un peu dur dur.
Pourtant tout le monde est dans la même galère, même ton pote de 3ème qui te dit être un as de la chose, et qui a eu un nombre incalculable de rapports, toujours pendant des fêtes, à l’autre bout de la France et ce, pendant les vacances, bien sûr.

200
Démasqué(e) tu es…

Pour ne pas paraître incultes, pour se renseigner, se découvrir ou encore pour « préparer » la première fois, beaucoup d’adolescents cherchent des réponses à leurs questions, via la pornographie ou les émissions de libre antenne, le soir à la radio.

Mon avis

Ces pratiques sont pour moi totalement normales, ce qui me gêne davantage en revanche c’est le contenu de ces programmes, trop souvent stéréotypés et renvoyant une certaine image normée du corps, du plaisir, du rapport à soi et à l’autre.

L’idéal serait de développer un porno plus diversifié, moins hétéro-normé et moins sexiste, représentant des corps différents, et des rapports non focalisés exclusivement sur le plaisir de l’homme.
Il en est de même pour les émissions de libre antenne qui, sans perdre leur côté subversif, pourraient pour certaines être moins genrées… À quand ce genre d’émission pour les ados ?

Il ne faut pas oublier que, même si chacun a un recul sur ce qu’il voit ou entend, certains contenus peuvent faire naître des complexes ou véhiculer une idée de performance, qui laissent des traces à l’âge adulte.
Pêle mêle, la fellation est un dû, l’épilation est une obligation, si la femme cri elle jouit, minimum 3 positions différentes par rapport, ne pas coucher tous les jours est une anomalie…
Tout un tas d’impératifs qui rendent souvent plus malheureux qu’autre chose.

Pour finir, faire connaître ces nouveaux contenus aux ados – car oui faites vous à l’idée qu’ils consommeront un jour ou l’autre du porno alors autant que ce soit quelque chose de positif pour la construction de leur sexualité – et rassurer les parents en dédramatisant la consommation du X me semblent être deux éléments fondamentaux.

On aurait tout à gagner et ça éviterait de tomber sur des infographies comme celle-là, un peu inquiétante quant aux connaissances sur le clitoris…

Lison Herledan pour jaiouiedire

Jeunes ≠ larves mollassonnes

logo redimensionné

Paresseux, égoïstes, changeants, insatisfaits, insolents ou déconnectés du monde réel, les qualificatifs ne manquent pas pour parler des jeunes de la génération Y, nés entre les années 80 et les années 2000.
Un portrait loin d’être flatteur, mais aussi loin d’être vrai, qui mérite une petite mise au point…

Naissance du projet « On va s’géné »

Quand on est étudiant, qu’on s’investit dans des projets associatifs, dans ses travaux d’étude, qu’on a un p’tit boulot en à côté pour des raisons financières mais aussi par envie de développer son expérience pro, qu’on cherche ardemment un stage ou un premier emploi malgré le fait qu’on nous répète à longueur de temps que C’EST LA CRISE, IL N’Y A PLUS DE BOULOT C’EST FI-NI, et qu’on entend dans les médias ce genre de petites phrases assassines, on a comme des envies de… meurtre.

Mais bon, avec 4 autres nanas, on s’est dit qu’il fallait pas faire de nos expériences des généralités, et que peut-être, si ça s’trouve, va savoir, il serait possible que tous ces articles, émissions et petits billets…disent…vrai.

Tristitude (oui j’invente des mots) quand tu nous tiens.

Dans le cadre de notre master en communication spécialisé sur les publics, nous avons donc décidé de faire une émission de radio pour passer au peigne fin l’univers médiatique, et soumettre ces dires aux principaux concernés : les jeunes.

D’accord ? Pas d’accord ? La possibilité d’une hiérarchie vous file-elle de l’urticaire ? Quelles compétences pensez-vous avoir ? Le CDI vous fait-il rêver ? Êtes-vous un pro des réseaux sociaux ? L’idée de faire une journée de travail de 9 h à 18h vous donne-t-elle des spasmes d’angoisse ?

Autant de questions abordées pendant près d’une heure sur Radio Campus Bordeaux, auprès d’individus de profils variés, issus de filières différentes, jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants, en reprises d’études ou en année de césure.

Si vous avez raté l’émission ou que celle-ci vous intéresse, prêtez donc une oreille attentive ici et diffusez la autour de vous !
Une occasion pour faire changer les mentalités et décoller cette foutue étiquette qu’on peut parfois nous apposer.

Sur le travail, mais pas que !

Cette première émission nous a donné envie d’en faire d’autres ! Malgré les petites hésitations ou imperfections, l’expérience de la radio est enrichissante et représente un défi pour nous toutes.

Vos remarques constructives sont donc les bienvenues pour qu’on puisse s’améliorer et vous proposer un contenu de qualité, intéressant à écouter, et vous permettant au passage d’apprendre deux trois trucs !

Si vous avez envie qu’un thème particulier soit abordé, laissez moi un commentaire, ou proposez nous vos idées sur notre page Facebook !

logo_onvasgene

À très bientôt sur on va s’géné, 88.1 !

Lison Herledan pour jaiouiedire

Pimp ton exposé en mode 2.0

logo redimensionné

Le power-point c’est has-been. Sache-le.
Long à faire, rarement esthétique, plutôt ennuyeux, tu cherches quelque chose de plus pepsy pour présenter un thème pas forcément glamour ? J’ai la solution.

Photospeak

Si tu as une tablette, (sur smartphone, c’est plus lourd et payant) télécharges de ce pas cette petite application révolutionnaire qui envoie du bois.
Le principe est bien trouvé puisque l’appli te permettra de faire parler des personnages célèbres.
Il te suffit pour cela d’importer l’image de face et de bonne qualité de l’individu que tu souhaites faire parler et d’enregistrer le texte que tu souhaites lui faire dire.
Après t’être amusé à lui faire prononcer quelques insultes et insanités (je ne suis pas née de la dernière pluie) tu pourras aisément te servir de l’application pour faire réciter un poème à Rimbaud, raconter sa vie à Claude Nougaro dont tu ignorais jusqu’alors l’existence, ou encore présenter le post-structuralisme de Michel Foucault. C’est toi qui vois, je ne te juge pas.

Tu peux également t’improviser journaliste en posant tes questions à l’intéressé, qui te répondras avec les réponses enregistrées par tes soins au préalable. Et ça, c’est plutôt classe.
Enfin si tu veux ajouter un touche d’humour et de fun – qui détendra l’atmosphère et rendra ce moment moins stressant – tu peux personnaliser un peu les personnages, au moyen d’accessoires.

Powtoon

Tu aimes la vidéo et le cartoon ? Powtoon est résolument pour toi.
Dynamique et visuel, cet outil en ligne est gratuit pour réaliser 20 vidéos de 5 minutes chacune. Au delà, il te faudra dégainer la carte bleue de tes parents, ou la tienne si tu disposes de quelques économies.

Ce logiciel assez simple dans le fond nécessite tout de même une certaine maitrise. Je t’invite donc à regarder quelques tutoriels avant de te lancer corps et âme dans ta présentation, histoire de ne pas passer 4 heures à tenter de comprendre le fonctionnement (qui plus est si tu n’es pas bilingue, Powtoon étant en anglais).

Une fois cette étape réalisée, tu pourras t’adonner à la création d’une vidéo: Powtoon propose des bibliothèques d’images (dans différents styles graphiques : dessins au trait, illustrations d’enfants, etc.) et des petites animations de personnages (contents, tristes, qui réfléchissent, etc…) !
Tu trouveras également des flèches, des carrés, du texte qui s’écrit avec une main animée ou une main qui amène les objets. À tout cela, on peut ajouter des musiques de la bibliothèque ou notre propre musique, on peut même s’enregistrer pour mettre notre propre voix off.

(Un exemple pour te rendre compte de ce qu’on peut faire)

Le mot de la fin

Enfin quelques conseils personnels pour que ta présentation soit au top :

  • N’utilise pas trop de texte, ni trop d’effets,
  • Utilise des images de bonne qualité,
  • Simplifie les idées que tu souhaites faire passer, comme si tu les énonçaient à quelqu’un de plus jeune que toi ou qui ne connaitrait absolument pas ton sujet,
  • Respire et travaille ton texte à l’oral: le support est un accessoire, mais le plus important dans l’histoire, c’est toi !

    Courage !

    Lison Herledan pour jaiouiedire

Les youtubeurs, cette ressource éducative

logo redimensionné

Tutos, GIF animés, vidéos de chatons, encyclopédie collaborative…
Kamoulox? Même pas! Ceci n’est qu’un extrait de ce qu’on peut trouver sur le vaste internet.
Comme je le clame depuis plusieurs posts déjà, cet outil est fantastique – n’en déplaise à certains – et si l’on peut y trouver le pire, le meilleur s’y cache également, notamment en termes éducatifs, pour peu que l’on sache où chercher!

Youtubeurs et vulgarisation des savoirs

Vous connaissez certainement Cyprien ou Norman, qui ont contribué a populariser les formats humoristiques courts sur Youtube.
Mais Axolot, Dirtybiology ou encore Nota Bene vous sont-ils aussi familiers? Peut-être pas!
Pourtant ces chaines, récentes pour la plupart, sont une véritable mine d’or pour la vulgarisation des savoirs, abordant des questions complexes dans des vidéos variant selon les youtubeurs, de 5 à 20 minutes.
Sans plus attendre je vous propose une petite séance de récap’, histoire de vous présenter tout ce beau monde.

Axolot

Tirée du nom de l’axolotl (avec un l) – une petite créature étrange à mi-chemin entre la salamandre et le pokémon – la chaine de Patrick Baud est incontestablement ma préférée.
Graphiste de formation, le jeune homme a tout d’abord tenu une émission de radio à la fin des années 2000, avant de concevoir un bon nombre de vidéos, très largement acclamées à chaque nouvelle sortie.

Tout cela est bien beau me direz-vous, mais en quoi cela peut intéresser mes élèves ou enfants? Eh bien ces vidéos traitent de diverses thématiques tournant autour de l’étrange, de l’inédit, du méconnu.
Axolot, c’est un concentré d’anecdotes sur le monde, ses mystères et secrets, un vrai bouillon de culture générale fort enrichissant.
Des savants fous sacrifiés pour la science, aux choses improbables se trouvant sur la Lune, vous serez toujours surpris par ces vidéos très bien documentées, qui captiveront à coup sûr vos jeunes publics. Attention néanmoins à la dernière vidéo contenant un avertissement, du fait du sujet traité!

Dirtybiology

« A quoi sert un pénis? », « Enfers artificiels », « Faites des enfants avec vos cousins », je vous sens déjà pâlir derrière votre écran, vous demandant si je n’ai pas malencontreusement fait erreur en insérant le lien, ou si tout simplement je ne nage pas en plein délire en vous conseillant cette chaîne.
Point du tout, Léo Grasset maitrise parfaitement les sujets biologiques, et fait preuve d’un humour et d’une pertinence assez balèze pour traiter de sujets franchement pas simples.
Ludique dans la forme, précis sur le fond, ses vidéos utilisant les codes « geeks » seront particulièrement appréciées des ados.

Nota Bene

Histoire maintenant avec la chaine du susnommé Bénabarbe! Le but ici est de faire découvrir de nombreux sujets en rapport avec l’histoire de façon légère et compréhensible.
Anecdotes, sujets de société, mythologie, on en apprend beaucoup sans se sentir violenté par une déferlante de dates.
Pour les amateurs de séries, vous pourrez même trouver une vidéo portant sur l’histoire dont s’inspire Game Of Thrones pour développer ses intrigues.

Mention spéciale également pour les vidéos « Kids » répondant aux questions que se posent les enfants sur divers points de l’histoire. Avec une moyenne de trois minutes, le pari pour répondre de manière claire et précise à ces interrogations est relevé haut la main par Nota Bene.
Pour participer avec votre classe ou vos enfants et envoyer vos questions, toutes les explications se trouvent à la fin de cette vidéo.

Convaincu?

Ces vidéos peuvent vous servir de support pour introduire ou résumer des thématiques, ainsi que pour apporter des précisions et des éléments de réflexion supplémentaires.
Si le ton peut au premier abord vous paraitre trop léger, il n’en est rien. Ces vidéos sont de grande qualité, réalisées par des personnes compétentes dans leur domaine.

A noter que ces trois chaines sont une sélection personnelle, mais il en existe de multiples autres telles que e-penser pour les questions diverses et variées, Histoire Brève et le cartographe, sur les sujets historiques, ou encore Usul2000 pour les thématiques de société (politique, éducation civique…)
Reste à espérer que les femmes s’emparent également de ce phénomène, afin de montrer aux plus jeunes que l’égalité se traduit aussi dans le domaine de la « web vulgarisation »!

Pour finir, vos élèves ou enfants apprécieront particulièrement le fait que vous exploitiez un domaine qui peut sembler réservé à la génération Y ou Z, alors n’hésitez pas à vous lancer!

Lison Herledan pour jaiouiedire

Babytwit, twitter à hauteur d’enfants

logo redimensionné

L’essor des réseaux sociaux a fait émerger avec lui de nouvelles pratiques, notamment dans le domaine éducatif.
Si les usages du numérique à l’école sont multiples, certains enseignants restent encore réfractaires à l’idée d’adopter ces outils de communication au sein des salles de classe, pour des raisons bien précises.

Où vont les données mises en ligne? L’accès à ces contenus est-il strictement réservé aux membres? Comment modérer les échanges au sein du réseau?

Autrement dit, n’est-ce pas mettre l’élève en danger que de l’exposer dès son plus jeune âge aux géants Facebook ou Twitter?  Ne contribue-t-on pas au fichage de nos chers têtes blondes en les laissant gambader librement dans la jungle des posts, statuts et autres tweets qui peuplent nos contrées virtuelles?

S’il n’y a pas de réponse tranchée à ces questions, mon avis serait simplement de dire que OUI, il peut y avoir de mauvaises utilisations des réseaux sociaux – comme cela peut être le cas de n’importe quel outil dont on détourne l’usage – et OUI, nous ne contrôlons pas totalement les données que nous diffusons.
Et c’est précisément pour CES raisons qu’il faut éduquer au numérique, car que nous le voulions ou non, les enfants seront amenés à utiliser les réseaux tôt ou tard.

Éduquer plutôt qu’interdire

Babytwit est visiblement plutôt de mon côté.
Qu’entends-je? Ce doux nom ne vous évoque rien de familier?
Vous qui fuyez le réseau social comme la peste, je vous propose tout de suite une petite équation bien parlante.

Communication entre élèves + Maîtrise des données + Interface évolutive = Babytwit!
En somme, il s’agit d’un Twitter pour les 3-13 ans, porté par un internet libre, éthique et responsable.

Il semblerait que vos prières aient été entendues puisque ce tout jeune réseau né en 2012, porté par RyXéo et l’association Abuledu-fr.org, est hébergé en France sur le serveur de l’association, garanti sans publicités intempestives.
Le must, j’vous dis.

L’antichambre des réseaux sociaux

L’objectif de Babytwit est de responsabiliser des jeunes, en leur permettant d’acquérir une pratique réfléchie et avertie des réseaux.
À la manière d’un champion qu’on entraînerait avant son premier match, les élèves se forment à la communication numérique, avant de passer dans la cour des grands.
Mais les bienfaits ne s’arrêtent pas là puisque, plus qu’un excellent coach numérique, le réseau est surtout une formidable plate-forme collaborative avec de nombreuses applications pédagogiques en lien direct avec les programmes scolaires.

User de Babytwit n’a donc rien d’une pratique fantaisiste, ou, comme certains pourraient le penser, d’une petite lubie 2.0.
Rappelons qu’inclure les médias dans les programmes n’est pas superflu mais essentiel, à l’heure où les futurs recruteurs attendent des jeunes qu’ils maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies.
Et attention, si les jeunes sont certes tombés dans la « marmite web » très tôt, ils n’en maîtrisent pas pour autant les usages. Un coup de main de l’école n’est donc, croyez moi, pas de trop.

Communauté de faiseurs

Ne vous habituez tout de même pas trop à son petit nom car il est sur le point de changer.
Jugé trop infantilisant par les élèves eux-mêmes, le prochain patronyme va être soumis au vote, comme bien d’autres éléments de la plate-forme, car c’est là son intérêt, elle n’est pas figée et s’adapte aux besoins et envies de ses utilisateurs.

Comme l’explique Céline Souleille, professeur à l’école Curie de Floirac (33),

« l’interface évolue avec les enfants, on peut modifier ce qu’on veut, c’est eux qui porte le projet »

Les jeunes travaillent sur la plate-forme mais aussi, vous l’aurez bien compris, avec celle-ci.
Le système étant à mi-chemin entre Twitter et un blog – micro blog pour les intimes – les caractères ne sont pas nécessairement limités, offrant ainsi des possibilités d’écriture intéressantes.
Sur le même principe que les comités de rédactions, Madame Souleille réunit ainsi plusieurs fois par semaine ses élèves afin de connaître les thématiques à traiter, et s’étonne toujours à quel point le fait d’être publié et lu démultiplie les capacités des apprenants, notamment concernant l’orthographe et la rédaction.

Cet outil de communication a permis aux élèves d’améliorer leurs compétences, en coopérant également avec les autres, soit près de 250 classes inscrites, principalement en France et au Québec.

« Pour la rédaction d’une pièce de théâtre nous cherchons des synonymes de « dire »  » 
« Nous souhaitons cartographier les spécialités régionales françaises, quelles sont les vôtres? Aidez-nous! »

Des échanges à foison sur des thématiques diverses, qui permettent d’accentuer et d’étendre encore davantage, l’entre-aide qui existait déjà dans les classes.
Si cette expérience enrichissante vous tente, il vous suffit de créer un compte, de laisser libre cours à votre imagination, et surtout d’être à l’écoute de celle de vos élèves!

Lison Herledan pour jaiouiedire

Festival lycéen 2015, 100% concentré de talent!

logo redimensionné

Me rappelant mes propres souvenirs de celle que l’on nommait encore à l’époque « La créateuf » – en Poitou-Charentes – le festival des lycéens me surprend toujours par la diversité et la qualité des talents qu’il présente.
Outre l’ambiance franchement sympathique, il est rare de voir un festival gratuit, mettant en avant les talents régionaux de jeunes dans des domaines aussi diversifiés que la science, l’art, la musique, la danse, le théâtre, la vidéo ou encore les médias.
Retour sur un moment convivial et enrichissant, que j’ai franchement apprécié.

Un temps pour l’expression

Si l’on a souvent tendance à mettre en avant les compétences scolaires des jeunes, leurs aptitudes développées hors des murs de la classe sont fréquemment relayées au second plan, pour ne pas dire très clairement mises de côté.
Le festival des lycéens et des apprentis, impulsé par plusieurs régions de France dont la Région Aquitaine, rééquilibre la balance et tend à faire changer la donne.

Cette 16ème édition montre bien, en effet, que la jeunesse est pleine de ressources et de richesses.
Il serait impossible ou très malvenu de dire le contraire lorsque l’on voit un groupe de jeunes chanteuses enflammer la scène du rocher de Palmer, à Cenon, ou de nombreux lycéens dans les coulisses, stressés, désireux de faire au mieux pour offrir au public un show théâtrale de qualité.

Impossible également de rester de marbre face à ces jeunes assis çà et là dans l’herbe, animant et contribuant presque sans s’en rendre compte, à l’âme du festival.
Poussant la chansonnette, se défiant au détour d’un battle de Hip Hop, ou peignant des tatouages sublimes sur les bras de centaines de lycéens, je les trouve toujours émouvants.
Partageant le fruit de mois ou d’années de travail, ils offrent aux passants la possibilité d’entrevoir pour quelques minutes ou quelques heures, un aperçu de leurs passions.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mon coup de cœur

Accueillant en l’espace de 15 ans près de 50 000 lycéens et apprentis, le festival des jeunes talents s’impose aujourd’hui comme un lieu d’expression à part entière.
Accompagnés ou non de leurs professeurs, les élèves des établissements de la région présentent leurs travaux dans les différents pôles thématiques du Rocher de Palmer, sous forme de défilés, de matchs d’impro, de tournois de slam, de projections vidéos et de multiples autres formes dont la liste serait trop longue pour être citée intégralement ici.

Si un atelier ne vaut pas moins qu’un autre, j’ai tout de même été interpelée par celui dédié à la découverte des médias d’informations.
En effet, suite à un appel à candidature émis par la Région Aquitaine, près de 70 élèves se sont portés volontaires pour couvrir médiatiquement le festival en direct, au travers de 3 pôles; l’un consacré à la radio, l’autre à la réalisation d’un journal écrit, et le dernier destiné à communiquer activement sur les réseaux sociaux tout en alimentant le blog du festival.

Encadrés par des professionnels, allant du journaliste presse au photographe en passant par des graphistes et des intervenants vidéos, les lycéens et apprentis – pour la majeure partie issus de filières générales – ont bénéficié d’une formation de 3 jours s’étalant sur plusieurs mercredis dans l’année, afin d’acquérir des compétences de bases pour mener au mieux leur travail d’apprentis journalistes.

Les jeunes ont ainsi pu découvrir les rudiments de la prise de son, le travail de rédaction, le cadrage en photographie ou les règles de publications sur les réseaux sociaux.
Des apprentissages dont les effets sont multiples puisqu’ils peuvent susciter chez certains des perspectives professionnelles en confirmant ou infirmant leurs choix futurs d’orientation, permettre à d’autres d’approcher un milieu quasi inconnu, et forger pour tous un regard critique face à l’information.

Étant allée à la rencontre direct de ces jeunes, j’ai pu mesurer le travail considérable effectué.
Prenant à cœur leurs tâches, les lycéens et apprentis, caméras à l’épaule, bloc note dans les mains, appareil photo près à mitrailler, se sont attelés durant ces deux jours de festivités à retranscrire l’énergie de la manifestation.

S’apparentant aux abeilles d’une ruche, ils ont du faire preuve de rigueur et de patience pour mener à bien, conférences de rédactions après réunions, interviews après montage, leurs objectifs de production.
Mission réussie puisqu’il résultera de cette expérience, une émission de radio de 2h, un beau journal papier ainsi que plusieurs articles de qualité sur le blog du festival.

Parallèlement à ces ateliers, un travail sur la liberté d’expression a été mené, amenant les lycéens et apprentis à s’exprimer sur ce sujet via des pancartes, puis, en participant à un débat.

Le seul bémol que j’apporterai à cet atelier est sans doute le manque d’élèves issus de filières professionnelles, dû à une information sans doute moins bien relayée. L’initiative visant à faire découvrir les médias à tous, cela est en effet vraiment dommage.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans?

Le professionnalisme dont ont su faire preuve ces jeunes lors des divers représentations nous prouve bien que si, définitivement.
Comme cette édition nous l’a très justement montré, jeunesse ne rime pas forcément avec indolence, paresse ou passivité, mais plutôt avec créativité et déterminisme.
Prouvant le dynamisme – souvient oublié – de notre génération, les lycéens et apprentis s’inquiètent de voir disparaitre cette bien belle initiative, des suites de la réforme territoriale.
Je vous propose en attendant de revoir les temps forts de cette édition, au travers du blog officiel!

Lison Herledan pour jaiouiedire

– Photographies non libres de droit –

Un JT réalisé de A à Z par des lycéens!

logo redimensionné

Parce que les possibilités d’éduquer aux médias sont multiples, les initiatives sont aussi diversifiées qu’il y a d’idées, de projets et d’envies.
De la web radio, aux serious game, en passant par la création de journaux scolaires ou la production de vidéos, c’est un beau projet de réalisation de journal télévisé qui a vu le jour ce 7 mai 2015, entre l’IJBA (Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine) et le Lycée professionnel Les Menuts, à Bordeaux.

Une collaboration riche de réflexion

Agir vaut souvent mieux que 100 discours; c’est ce que Monsieur Bacar, professeur en CAP Vente, a voulu mettre en avant en incitant les élèves à produire sur la thématique de l’information et de la désinformation.

Ce ne sont pas moins de 6 classes issues de filières différentes, qui se sont ainsi rassemblées et investies autour de thématiques aussi diversifiés que la discrimination, la rumeur, les stéréotypes, l’obsolescence programmée, l’ouverture d’un compte jeune à la banque ou encore les façons de se présenter selon diverses situations.
Des sujets pour la plupart en lien avec le cursus des élèves, puis-qu’étaient impliqués sur ce projet des étudiants de Seconde en Baccalauréat Commerce, des 1ères en CAP Vente, des Terminales en CAP coiffure, 2 classes de Baccalauréat Gestion-Administration ainsi que des Terminales en Baccalauréat Accueil.

Un JT dans les règles de l’art

Après avoir mené un travail de fond, les élèves se sont divisés les tâches, chacun occupant une place fondamentale à la bonne organisation du JT.
De la présentation du journal, accompagné par Yousha – apprenti journaliste en alternance à France 3 Toulouse et à l’IJBA – au rôle de l’invité, en allant jusqu’à la gestion des caméras, les élèves ont su faire preuve d’un grand sérieux malgré le stress et la difficulté de cet exercice.

SNV32181       SNV32189

Plusieurs reportages ont, en outre, enrichis les propos énoncés en plateau, permettant aux téléspectateurs d’en savoir davantage sur ces questions somme toute complexes.

Fiction réalisée par les élèves de Terminale en Baccalauréat Accueil. Le titre fait référence à l’article premier de la Constitution française, datant de 1958.

Suite au montage du journal par les membres de l’IJBA, la production finale a été dévoilée sur grand écran aux élèves venus nombreux, découvrant avec amusement et fierté, le fruit de plusieurs mois de travail.
Une expérience enrichissante qui n’aurait pas été possible sans l’investissement de leurs professeurs, Mesdames Dakhli, Abad, ElhalimiI, Blanco, Giraud, et Schneider, ainsi que Messieurs Poulmarc’h, Bacar, et Filhol, que les élèves n’ont pas manqué de saluer.

SNV32214

Un journal télévisé de qualité, dont l’initiative a été souligné par Isabelle Martin, déléguée académique au CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Informations) de Bordeaux, comme étant « un pas de plus notable vers l’éducation aux médias »

Les élèves ont, pour finir, pris la parole pour dédier l’ensemble de leur travail à leur camarade décédé quelques mois auparavant des suites d’une blessure fatale, infligée lors d’une rixe.
Un bel hommage qui clôturera cette journée riche en émotions.

Lison Herledan pour jaiouiedire

– Photographies non libres de droits –