Education VS culture du viol

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J’ai beaucoup hésité à écrire sur ce sujet dans le cadre de mon blog. Et pourtant ! L’éducation ne se limite pas aux murs de la classe, et concerne des domaines aussi variés que le rapport à la société, le rapport à soi ou encore le rapport à l’autre…alors allons-y.

La culture du viol

Voilà plusieurs années que je prends conscience d’un phénomène de société qui tend à justifier, banaliser voire accepter des actes violents commis en majeure partie contre les femmes.
« Suce moi je suis sûr que tu aimes ça, avaler », « ta bouche de suceuse compense tes p’tits seins, après tout, si jte baise par derrière, jles verrai pas« , « sac à viols » sont autant de phrases qu’une femme peut entendre dans les transports, la rue, son hall d’immeuble, en allant mettre les poubelles, faire son jogging ou travailler, et ce, parfois plusieurs fois par jour et par semaine…
Effrayant non ? Et pourtant, on va presque toujours remettre en question non pas le comportement de l’agresseur – car oui, il s’agit d’une agression – mais l’attitude de l’agressée.
« Mais tu étais habillée comment ? », « C’est ta faute aussi, quelle idée de sortir à cette heure là ?! »
Comme si l’agression vécue n’avait pas été assez forte, la victime se voit culpabiliser au lieu de trouver auprès de l’entourage le soutien recherché.

De même quand une femme parle du harcèlement de rue, de l’agression et de l’humiliation qu’elle subit quotidiennement, on la taxe d’affabulatrice ou d’en rajouter des tonnes.
De même également lorsqu’une femme parle de ses mœurs sexuelles, elle sera qualifiée de « salope » là où un homme sera acclamé pour sa virilité. Égalité quand tu nous tiens…

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La honte doit changer de camp

Ces comportements ignobles et cette pierre que l’on jette sans cesse aux femmes me choquent profondément.
Mais ce qui m’angoisse encore davantage c’est de voir que nos enfants grandissent dans ce contexte, où l’on encourage toujours les filles à la prudence, les plaçant en victimes, mais où l’on n’apprend jamais aux garçons le respect.
Récemment, un membre de mon entourage âgé de 14 ans, a qualifié « d’amusante » la vidéo de l’animateur radio Guillaume Pley, consistant à embrasser sans leurs consentements et après plusieurs questions gênantes, des jeunes filles seules, croisées dans la rue.
« Ce n’est qu’un bisou », « c’est bon ça fait plaisir, ça veut dire que t’es jolie ». Non. Non et NON. Le fait est que l’accord et l’avis de la personne passent complètement à la trappe dans cette situation, véhiculant l’idée qu’on peut se passer du consentement d’autrui. Ces agissements deviennent terriblement banalisés.

Éduquer à la citoyenneté c’est avant tout apprendre aux élèves à se respecter et à respecter les autres, en étant à même d’identifier les situations inacceptables et à y faire face.
J’ai beaucoup souffert de cette contradiction entre la violence subite – du simple fait d’être née fille – et ma soit disant responsabilité dans ces agressions.
Beaucoup de jeunes filles endurent ces comportements, et beaucoup de jeunes garçons ignorent la situation actuelle.
Il est du devoir des enseignants, animateurs, encadrants, de travailler sur ces questions pour que chacun puisse évoluer dans un contexte égalitaire, en pleine connaissance de ses droits et devoirs.
Les chansons, vidéos populaires auprès des adolescents etc…peuvent être des supports de discussion et de débat intéressants pour aborder ces questions.
Plus qu’une anecdote, il s’agit d’un phénomène social, aux conséquences graves sur l’estime de soi, l’ambition, et le bien-être de façon générale.

Chacun a un rôle un jouer pour déconstruire la culture du viol. N’oublions pas que l’ignorer c’est la renforcer.

Lison Herledan pour jaiouiedire

– Images Colère: Nom féminin –

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Pas d’âge pour le codage!

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Coder à l’école c’est possible!
Comme nous le montre la vidéo suivante, les plus grands entrepreneurs du web de Bill Gates, à Mark Zuckerberg en passant par Jack Dorsey pour ne citer qu’eux, se sont familiarisés tôt avec l’univers informatique.
Si le codage était avant tout un passe temps aux débuts modestes, le procédé aux possibilités illimitées leur a permis d’atteindre la notoriété que nous leur prêtons aujourd’hui.

La liberté de créer, enseignée aux plus jeunes

La programmation dans le domaine informatique, est l’ensemble des activités qui permettent l’écriture des programmes informatiques. C’est, en somme, une étape importante du développement de logiciels.

Il faut savoir qu’un programme est écrit grâce à un langage de programmation, qui diffère selon le logiciel que l’on cherche à élaborer.
Les jeux, applications, réseaux sociaux, etc sont ainsi issus de ce procédé.

Le site code.org, nous apprend à raisonner en langage « coding » via une série d’exercices permettant d’en comprendre les principes de bases.
L’idée n’est pas de maîtriser les rudiments de cette langue informatique en quelques séances, mais bien d’en avoir une première approche en se familiarisant avec sa logique.

Les espaces élèves et enseignants vous seront proposés sur la plate-forme, et vous aurez également l’opportunité de vous exercer durant une heure, aux côtés des personnages du dessin animé La reine de Neige.

Pas à pas, les exercices vous apprendront à déplacer les personnages selon des directions, des angles et des fréquences particulières.
Les consignes sont énoncées très clairement, et l’on se surprend à ressentir une certaine fierté à la vue de l’étoile de neige crée par Elsa, suite à notre programmation.

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En bref

Ludique, créatif et enrichissant, je vous recommande chaudement ce site.
Le/La prochain(e) petit(e) génie informatique est peut être dans votre salle de classe!

Stress scolaire, l’obsession de l’excellence

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Fréquemment associée au temps de l’insouciance, du jeu et de la légèreté, l’école demeure pourtant vectrice de stress, de peur et de malaise.
Pression des parents, angoisse de l’échec, course à la performance, le système éducatif français figure, aux côtés du Japon, parmi les plus élitistes au monde et l’un des moins bien classé en terme de bien-être scolaire.
Selon l’OCDE en 2009, seul 21,4% des enfants de 11, 13 et 15 ans déclaraient en effet, aimer aller à l’école.
Comment expliquer ce chiffre?

Le statut de la note

En milieu scolaire la note évalue moins les compétences de l’élève que ses chances de réussite future.
Plus qu’un indicateur lui permettant de comprendre ses erreurs et réussites, la note est en effet un passeport pour l’avenir, un élément influant sur les chances d’intégrer une école, ou d’obtenir un métier.
« Si tu n’as pas eu de bonnes notes, tu ne peux pas avoir de mention à ton bac, si tu n’as pas de mention, tu ne peux pas intégrer d’école réputée, si tu n’as pas intégrer d’école tu ne pourras pas espérer occuper un emploi respectable »
Avec un tel enjeu, difficile de ne pas céder à la panique ou de ne pas être tétanisé.

Le rapport à l’autre

La note régit également le rapport des élèves entre eux, qui ne travaillent pas dans une logique de coopération et de solidarité mais plutôt dans un état d’esprit de compétition et de comparaison permanente.
Les notes classent, hiérarchisent, punissent ou récompensent, à tel point qu’une élève du reportage de Stéphane Bentura, publié en bas de page, confesse que « si son amie avait été meilleure [qu’elle, elle] ne l’aurait pas aidé »
Il ne faut pas seulement être bon, mais il faut être meilleur que les autres.
En France, en cas d’ex-equo, il faut absolument départager les vainqueurs pour effectuer un classement, il y a toujours un gagnant et un perdant.

La pression parentale

Comme le montre très justement le reportage, les parents contribuent à ce système autant qu’ils le subissent.
« Je ne veux pas que mon enfant soit au chômage, ou dans une situation précaire, il faut donc qu’il réussisse »
Échouer à l’école, c’est être marginalisé.

Les parents, par souci de faire au mieux, l’ont bien compris et poussent leurs enfants à être toujours plus performants, quitte à sacrifier leur temps de loisirs ou leur temps libre sur l’autel de l’apprentissage.
Cours particuliers, longues heures de devoirs, cahiers de vacances, les parents déploient les grands moyens pour voir réussir leurs enfants, car si la mauvaise note solde un échec chez l’élève, elle reflète également la capacité de l’éducateur à remplir ou non, le rôle qui lui incombe.
« S’il (elle) a eu cette note, c’est peut-être, en partie, parce que je n’ai pas fait tout ce qu’il fallait pour qu’il/elle réussisse. »

Un cercle vicieux en somme, qui ne peut qu’ajouter une pression supplémentaire sur les épaules de l’enfant. Celui-ci n’entre plus dans une démarche où il travaille pour lui-même, mais essaie tant bien que mal de ramener la tant attendue « bonne note » pour faire plaisir à son entourage, engendrant le sentiment de « n’être qu’un cobaye », un « trophée pour les parents », comme l’exprime l’un des collégiens du reportage.
Il s’agit de ne pas décevoir en se montrant à la hauteur des attentes fixées, mettant en péril les conditions d’épanouissement et d’estime de l’enfant.

Le milieu scolaire

Une des causes de la pression scolaire résulte dans la peur du redoublement. Outre le sentiment d’échec, l’élève subit bien souvent un déracinement, il n’est plus avec ses ami(e)s et doit s’intégrer à une nouvelle classe.
Valérie Merch-Popelier, secrétaire générale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), regrette que, « parce qu’ils ont des difficultés dans quelques matières, ces élèves doivent refaire le programme entier, sans tenir compte d’autres matières qu’ils ont pourtant réussies l’année précédente ».
Cela peut, ajoute-t-elle, provoquer découragement et démotivation.

D’autre part, l’élève subit un rythme scolaire commun à tous, le faible effectif du personnel scolaire en France ne permettant pas d’avoir un accompagnement personnalisé en fonction des difficultés éprouvées par chacun.

Il est, en outre, fondamental d’aborder la pression pesant sur les professeurs.
Peu valorisé, mal payé, ponctué par des relations parfois complexes avec les parents, et soumis à la pression de terminer le programme à temps, ce ne sont pas leurs qualités (ou défauts) qui sont remis en question, mais bien leur formation qui occulte toute la dimension «humaine» entre professeurs et élèves.

Le manque de sens dans l’apprentissage

En France, les élèves passent de 25 heures à 28 heures par semaine au collège, et entre 30 heures et 40 heures au lycée.
L’école est autrement dit, leur seconde maison, qu’ils ne s’approprient pourtant pas.
Dans le reportage, les jeunes ont le sentiment de devenir des « machines à travailler », en « se gavant de savoirs » rythmé par « beaucoup de travail ».
L’application concrète de ces apprentissages n’est pas toujours claire, et, les élèves apprennent souvent par cœur, sans comprendre, dans l’espoir de réussir leurs examens.

L’objectif de réussite devient le but ultime, au détriment du plaisir de l’apprentissage.
Il faut obtenir la garantie d’un avenir qui en vaut la peine, quel que soit le prix à payer.
Une logique de plus en plus remise en question du fait de la panne de l’ascenseur social, les grandes écoles étant de plus en plus réservées aux héritiers.

Phobies scolaires et traumatismes liés à l’école

Il n’y a qu’à tendre l’oreille dans nos salles de classes pour se rendre compte qu’elles sont silencieuses. Maladivement silencieuses. Poser des questions, admettre que l’on ne sait pas, ou que l’on ne comprend pas est mal vu.
Le jugement, encore, toujours. Implacable et tellement angoissant.

Le droit à l’erreur n’existe pas, le faux pas est inenvisageable.
La sphère sociétale, familiale, scolaire et amicale est là pour le rappeler, il faut être le meilleur pour réussir, pour ne pas rester sur le banc de touche.

Un contexte d’épanouissement impossible qui génère de fortes frustrations, pouvant aller jusqu’à des troubles plus graves.
Pertes d’appétit, boule au ventre, vomissements, insomnies, crises d’angoisse ou de tétanie, les élèves deviennent malades d’un système qui exige la perfection, sans garantir une situation épanouissante ou stable à la clef.

Les performances scolaires occultent les véritables capacités des enfants, qui finissent pas ne plus croire en eux-mêmes, brisés par une machine impitoyable.
« J’ai le sentiment de jouer ma vie à 14 ans » révèle un jeune adolescent de troisième.
Une situation anormale et scandaleuse, surtout lorsque l’on sait que d’autres systèmes éducatifs plus épanouissants existent.

La Finlande par exemple, avec des journées scolaires moins denses demeure le pays où les élèves apprécient le plus se rendre à l’école, et où le niveau scolaire est le meilleur.

Pas de notes en dessous 16 ans, des évaluations visibles uniquement par les parents et les professeurs pour éviter aux enfants la pression et la comparaison entre eux, des effectifs d’encadrement élevé permettant un suivi approfondi des élèves, une valorisation des activités manuelles et des compétences autres que scolaires, ainsi qu’un seul établissement de l’âge de 7 à 16 ans pour les enfants, afin d’éviter la coupure et le stress.
Autant de points dont devraient s’inspirer la France, pour le bien être de tous, si celle-ci acceptaient de reconnaitre ses torts.

Lison Herledan pour jaiouiedire

#CeNestPasUnJeu

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Si vous êtes adeptes de la twittosphère, vous avez certainement pu lire ce hashtag à plusieurs reprises depuis vendredi.
Et pour cause…

« Les filles n’aiment pas qu’on les regarde
elles baissent les yeux
mais c’est un jeu« 

« Les filles n’aiment pas qu’on les appelle
elles laissent sonner à tous les coups
les filles n’aiment pas qu’on les appelle
mais donnent leur mobile au cas où »

« Les filles n’aiment pas qu’on les regarde
elles baissent les yeux, elles cachent leurs joues
les filles n’aiment pas qu’on les regarde
mais elles se font belles au cas où »

Des paroles polémiques, extraites du nouveau spectacle « Le soldat rose », crée par Louis Chedid en 2006.
Si le premier opus avait plutôt séduit le public, c’est loin d’être le cas avec cette chanson d’Elodie Frégé.

Les paroles véhiculent l’idée que les filles ne se font belles que pour plaire à la gente masculine, et surtout que, quand elles disent non, eh bien figurez-vous que cela veut tout de même dire oui…

Je me sens humiliée et choquée par des textes comme celui-ci – ou récemment le morceau de ce chanteur particulièrement écouté par les plus jeunes – qui ne font que renforcer la culture du viol et ridiculiser la parole des victimes de harcèlement de rue.

Mais le pire reste pour moi le fait que ce spectacle soit adressé aux enfants!
Quelle image véhiculée des rapports homme/femme!
Quel message délivré aux jeunes filles et jeunes hommes en devenir!

Il serait temps d’œuvrer à la diminution (voire, soyons fous, la disparition!) des stéréotypes genrés, et il est en partie du devoir de l’école de revenir sur ce genre de discours malsain, afin d’expliquer que non, les filles ne sont pas de petites poupées qui aiment, au fond d’elles-mêmes, être courtisées.

Plus généralement il serait bon d’arrêter de traiter les enfants différemment en fonction de leur sexe, et d’appliquer l’ABCD de l’égalité qui vise à donner à chacun les mêmes chances et les mêmes possibilités, afin que personne ne soit freiner dans ses ambitions, du fait de stéréotypes.

abcd-egalite

Ce dispositif offre aux enseignant·e·s plusieurs outils, répartis en deux catégories :

  • Outils de formation pour les enseignants
  • Outils pédagogiques à utiliser avec les enfants

Les outils de formation, à l’attention des professeurs, sont composés essentiellement de conférences vidéos, telles que  Former les enseignants à combattre les stéréotypes sexistes : un travail délicat.

Notre conception du sexe interférant également avec des codes et des normes, le but de l’ABCD est d’amener les enfants à les comprendre, afin de ne pas les subir et/ou de ne pas se laisser arrêter par eux.

L’objectif ici est donc de prendre le genre en compte dans la construction individuelle, pour garantir à chacun les mêmes chances de réussites professionnelles, personnelles ou scolaires, en déconstruisant les stéréotypes de genres à travers toutes les matières.

Cette initiative a été développée dans plusieurs écoles primaires seulement, et je souhaite vivement que cela soit généralisé.

Et vous, connaissez-vous cet ABCD? L’utilisez-vous? Comment abordez-vous cette question avec vos élèves/enfants?

Vos avis m’intéresse!

Lison Herledan pour jaiouiedire

http://www.lesoldatrose2.com/Soldat-Rose-Les-chansons—Le-genre-feminin#.VQX4hvl3_tT

https://popcultureisourweapon.wordpress.com/2015/03/11/sexisme-et-harcelement/

http://www.madmoizelle.com/abcd-egalite-hamon-gene-malaise-258097

 

La Griffe de l’info, chat en jette!

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Comment faire cohabiter les 8-12 ans, les parents et les enseignants sur un seul et même support médiatique, répondant parfaitement à leurs besoins particuliers en terme d’information?
Vous avez trois heures….

Le support qui semble avoir tout compris

Hyper ludique, franchement moderne et extrêmement clair, les éloges ne manquent pas vis à vis de ce site pédagogique qui trône parmi les favoris de mon historique de navigation depuis quelques mois.

Place au test….

Créé par la société Tutti Kids, cet outil d’information jouit déjà d’une certaine notoriété, puisqu’il a reçu en novembre 2013, le prix européen du site possédant le meilleur contenu, après avoir été nommé en 2011 parmi les meilleurs sites de contenu en ligne pour enfant.

Je vous imagine déjà, derrière votre écran, à tenter de vous représenter tant bien que mal une sorte de cérémonie des awards version sites internet pour bambins…

Eh bien oui! Le principe est en effet similaire, le tapis rouge et les paillettes en moins.
Sachez qu’il est plutôt difficile de trouver des sites internet d’information s’adressant directement à nos cadets, sans être vieillots, non actualisés ou finalement peu adaptés.
Le concours organisé par la Commission Européenne et Internet sans crainte, dans le cadre du programme Safer Internet Plus, met ainsi à l’honneur des sites sécurisés et des contenus de qualité s’adressant aux enfants de 6 à 12 ans.

Mais revenons à nos moutons, La Griffe de l’info c’est avant tout un relais éducatif qui a pour ambition d’élargir le champ de connaissances des plus jeunes, en décryptant l’information, éveillant l’esprit critique et transmettant un certain nombre de valeurs citoyennes, le tout de manière vraiment digeste!

Les formats s’adaptent aux besoins des jeunes et suivent en parallèle les programmes scolaires, dans l’optique d’agir en synergie avec les professionnels de l’éducation.

Le coin des 8-12 ans

menu la griffe de l'info

L’actualité proposée par la plateforme est diversifiée et permet de couvrir plusieurs champs, allant des informations internationales, insolites, scientifiques ou économiques, au développement durable et à l’actualité écologique, en passant par le droit, les lois, l’origine des mots, les news sportives mais aussi le domaine de la santé.

Un tour d’horizon assez complet, qui ne limite pas l’enfant à un type d’information précis; mais lui offre, au contraire, la possibilité de se cultiver dans une multitude de domaines. L’humour et les jeux proposés permettent de maintenir un équilibre parfait entre sérieux et ludique, afin de ne pas basculer du côté trop scolaire de la force.

article exemple

Les articles abordés sont plutôt concis, et clairement compréhensibles, mais manquent peut-être un peu de développement.
La fréquence hebdomadaire de publication est également un chouia regrettable, les enfants étant plongés chaque jour dans un bain d’images et d’informations pas toujours à leur portée. Une explicitation régulière pour comprendre et appréhender le monde au jour le jour, serait donc un gros plus!

Le coin des parents

L’originalité de ce site est de proposer un espace dédié aux parents, afin de leur offrir des clefs de lecture du quotidien, notamment sur les questions ayant trait aux comportements médiatiques de leurs enfants.
La Griffe de l’info met en avant des éléments concrets de réponses, afin de prévenir, d’accompagner et de permettre à chacun d’adopter des comportements réfléchis et responsables.

Le fait de trouver ces informations sur un site consulté également par les enfants favorise le dialogue générationnel, et évite la fracture numérique qui peut parfois naître lorsqu’un parent ne comprend plus les habitudes médiatiques de son enfant. Un plus selon moi.

côté parents

 Le coin des enseignants

D’une part, ce site pédagogique est un très bon support pour aborder l’information avec les élèves.
Je l’ai, personnellement et à plusieurs reprises, utilisé dans le cadre de l’animation.
Mais ce n’est pas tout!
On peut effectivement retrouver une pléthore d’articles sur des semaines thématiques – intéressantes pour la mise en place d’activités dans le cadre scolaire – mais aussi une multitude de concours ainsi que plusieurs informations sur l’enseignement, ses réformes et ses évolutions de manière générale.

côté profs

Bilan

La Griffe de l’info c’est donc globalement un très bon cru!

Un site à la fois intergénérationnel, esthétique et accessible à tous, qui me donne envie de lui attribuer mon coup de cœur de la semaine!
Petits bémols cependant concernant l’information, qui manque parfois un peu de profondeur et de régularité du point de vue des publications.

La cible enfantine visée pourrait, pour finir, être légèrement redéfinie pour n’englober que les 7-10 ans. Le passage au collège est en effet un temps de changement fort, où les jeunes manifestent une volonté de s’éloigner des pères pour se rapprocher des pairs.
En outre, cette période de vie se caractérise par une envie de couper les ponts avec l’enfance, pour faire son entrée progressive dans le « monde des grands ».
Cohabiter sur la même plateforme que les parents et les enfants de primaires risque ainsi de poser problème, les pré-adolescents ne s’y retrouvant pas forcément.

Je vous recommande en tous les cas vivement cet outil , chat vaut le détour!

Lison Herledan pour jaiouiedire