Jeunes ≠ larves mollassonnes

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Paresseux, égoïstes, changeants, insatisfaits, insolents ou déconnectés du monde réel, les qualificatifs ne manquent pas pour parler des jeunes de la génération Y, nés entre les années 80 et les années 2000.
Un portrait loin d’être flatteur, mais aussi loin d’être vrai, qui mérite une petite mise au point…

Naissance du projet « On va s’géné »

Quand on est étudiant, qu’on s’investit dans des projets associatifs, dans ses travaux d’étude, qu’on a un p’tit boulot en à côté pour des raisons financières mais aussi par envie de développer son expérience pro, qu’on cherche ardemment un stage ou un premier emploi malgré le fait qu’on nous répète à longueur de temps que C’EST LA CRISE, IL N’Y A PLUS DE BOULOT C’EST FI-NI, et qu’on entend dans les médias ce genre de petites phrases assassines, on a comme des envies de… meurtre.

Mais bon, avec 4 autres nanas, on s’est dit qu’il fallait pas faire de nos expériences des généralités, et que peut-être, si ça s’trouve, va savoir, il serait possible que tous ces articles, émissions et petits billets…disent…vrai.

Tristitude (oui j’invente des mots) quand tu nous tiens.

Dans le cadre de notre master en communication spécialisé sur les publics, nous avons donc décidé de faire une émission de radio pour passer au peigne fin l’univers médiatique, et soumettre ces dires aux principaux concernés : les jeunes.

D’accord ? Pas d’accord ? La possibilité d’une hiérarchie vous file-elle de l’urticaire ? Quelles compétences pensez-vous avoir ? Le CDI vous fait-il rêver ? Êtes-vous un pro des réseaux sociaux ? L’idée de faire une journée de travail de 9 h à 18h vous donne-t-elle des spasmes d’angoisse ?

Autant de questions abordées pendant près d’une heure sur Radio Campus Bordeaux, auprès d’individus de profils variés, issus de filières différentes, jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants, en reprises d’études ou en année de césure.

Si vous avez raté l’émission ou que celle-ci vous intéresse, prêtez donc une oreille attentive ici et diffusez la autour de vous !
Une occasion pour faire changer les mentalités et décoller cette foutue étiquette qu’on peut parfois nous apposer.

Sur le travail, mais pas que !

Cette première émission nous a donné envie d’en faire d’autres ! Malgré les petites hésitations ou imperfections, l’expérience de la radio est enrichissante et représente un défi pour nous toutes.

Vos remarques constructives sont donc les bienvenues pour qu’on puisse s’améliorer et vous proposer un contenu de qualité, intéressant à écouter, et vous permettant au passage d’apprendre deux trois trucs !

Si vous avez envie qu’un thème particulier soit abordé, laissez moi un commentaire, ou proposez nous vos idées sur notre page Facebook !

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À très bientôt sur on va s’géné, 88.1 !

Lison Herledan pour jaiouiedire

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i-Share présent pour la fête de la science !

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Portée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la fête de la science propose chaque année des milliers d’animations gratuites à travers la France.

L’objectif ? Ouvrir la science au grand public et favoriser le dialogue entre chercheurs et citoyens. Particulièrement prisée des jeunes publics et des scolaires, cette manifestation offre la possibilité d’en savoir plus sur un milieu parfois méconnu et, pourquoi pas, de préciser un projet d’orientation….

Retour sur ma participation à cet évènement pour l’étude i-Share !

Un laboratoire un peu particulier

Pas d’éprouvettes, d’explosions, de tubes à essais ou de blouses blanches…. Surprenant pour une étude scientifique n’est-ce pas ?
i-Share c’est en effet une étude un peu particulière se déroulant essentiellement en ligne. Les étudiants inscrits remplissent des questionnaires depuis leurs ordinateurs, renseignant leurs habitudes, pratiques et difficultés, vécues lors de cette période de vie souvent associée, à tort, avec bien-être absolu.

L’intérêt est d’obtenir des éléments de compréhension sanitaire sur cette population, dont pourront se saisir par la suite des organismes de santé publique, afin d’améliorer les conditions de vie étudiante et de prévenir certaines maladies se développant à ces âges.

Désireuse de faire comprendre sa méthodologie spécifique et ses objectifs, l’équipe a été heureuse de recevoir le jeudi 8 octobre dernier, une classe de 1ère Scientifique du lycée Camille Jullian de Bordeaux, projetée deux heures durant dans la peau d’apprentis chercheurs !

Découverte de l’épidémiologie

Quelles peuvent être les causes du stress ou du manque de sommeil chez l’étudiant ? Une bien vaste question sur laquelle se sont penchés les participants.

Mauvaise literie, emploi du temps surchargé, consommation d’excitants…les élèves se sont rapidement prêtés au jeu en récoltant des indices disséminés dans un appartement grandeur nature, afin d’établir, in fine, un diagnostic de santé.

« Je pensais que l’épidémiologie c’était l’étude des épidémies, en fait il s’agit de l’étude des populations ! » confie un jeune en fin d’atelier.

Une occasion pour l’équipe d’expliciter l’importance de cette étude et ses visées quant à l’amélioration de la santé étudiante.

        

On recommence quand ?

De l’idée de l’atelier, à sa conception et son animation, je suis heureuse d’avoir pu permettre aux lycéens d’en apprendre davantage sur les conditions de vie des étudiants.
Les nombreux échanges en fin de journée ont également été l’occasion pour les participants d’en savoir davantage sur les parcours professionnels très variés des membres de l’équipe i-Share, ainsi que les modalités pour rejoindre cette cohorte.

Face à tant d’enthousiasme on ne peut que souhaiter prendre à nouveau part à cette manifestation gratuite d’envergure nationale, qui, on l’espère, fera naitre quelques vocations !

Alors à l’année prochaine et merci encore aux participants pour leur motivation et leur bonne humeur !

Lison Herledan pour jaiouiedire

– Photographies Université de Bordeaux –

Initiation au média radiophonique

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Enrichir, faire découvrir et rendre acteur

Ce sont ces objectifs que je m’efforce de garder à l’esprit lorsque je conçois des animations à destination des enfants.

Beaucoup considèrent encore cette profession comme un sous métier, un chemin que l’on emprunte faute de pouvoir faire autre chose, un repère d’adultes attardés, ou – mieux encore- un rassemblement d’incapables, s’adonnant à l’art de la garderie.
À ceux-là je conseillerais d’aller faire un tour dans les écoles aux heures du périscolaire, de s’arrêter un instant dans les centres de loisirs, maisons de quartiers ou autres colonies de vacances pour constater le travail qui est fait.
Comme dans tout domaine, il y a des personnes compétentes, d’autres qui le sont moins et d’autres qui ne le sont tout simplement pas. C’est une réalité.
Nier le rôle prépondérant que jouent les temps d’animations dans l’épanouissement et l’apprentissage des enfants serait néanmoins une erreur, car le savoir ne se limite pas qu’aux murs de la classe.

Un métier passion

Souvent mal rémunérée, l’animation demande une recherche et un investissement personnel constant pour faire vivre au public des moments de qualités, répondant à des objectifs précis: la confiance en soi, la découverte de l’autre, l’ouverture d’esprit, la réflexion critique, la maitrise technique, la coopération et j’en passe.

Alors oui, ces activités peuvent avoir un caractère ludique, divertissant, mais cela enlève-t-il de quelque manière que ce soit, leurs valeurs et leurs bénéfices?

L’envie de partager

Voilà quelques semaines maintenant que je me suis inscrite à une formation portant sur la découverte du média radiophonique.
Montage, prise de son, programmation, techniques journalistiques, habillage sonore…  les professionnels de la radio nous exercent avec l’objectif final d’être en capacité de monter une émission, de 20 à 30 minutes.

Si nous, étudiants, pouvons y arriver, pourquoi pas également les enfants? De cette réflexion m’est venue l’envie de mener un atelier d’initiation auprès des 5-10 ans.

Mission impossible dites-vous? Bien loin de là…

Une curiosité et une implication incroyable

C’est avec une facilité déconcertante que les enfants ce sont adonnés au montage avec le logiciel Audacity.
Après écoute et analyse d’un son préalablement sélectionné, l’exercice consistait à supprimer tous les bruits de bouche, hésitations ou phrases incorrectes afin de produire un fichier prêt à diffuser.
Mission remplie avec brio:

                              montage2 copyright        montage1 copyright

                      

Les enfants ont également pu s’essayer à la prise de son avec les micros H4n et H2n en apprenant les différents réglages possibles selon ce que l’on cherche à enregistrer, de même que les aspects techniques, et les composantes de l’outil.
De la capture de sons d’ambiance à l’interview en face à face, ils ont ainsi pu réaliser de petits montages personnels avec leurs propres fichiers!

prise de son1 copyright   prise de son2 copyright   prise de son3 copyright

Une expérience enrichissante tant pour eux que pour moi, que j’espère réitérer sous peu, afin de réaliser une production sonore de plus longue durée!

Lison Herledan pour jaiouiedire

Photographies non libres de droit